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Politique Publié le samedi 19 mai 2012 | Le Patriote

11ème session extraordinaire du Conseil des ministres de la CEDEAO : La crise malienne au menu

© Le Patriote Par Aristide
CEDEAO: le président Nigérian, Goodluck Jonathan est venu s`entretenir avec son homologue ivoirien Alassane Ouattara
Mercredi 9 mai 2012. Abidjan. Aéroport international Félix Houphouët-Boigny. Le président Nigérian, Goodluck Jonathan effectue une visite éclair en Côte d`Ivoire pour s`entretenir avec son homologue ivoirien SEM Alassane Ouattara
Une organisation sous régionale forte. C’est ce qu’envisage de devenir la CEDEAO. Cela passe par l’attribution des postes statutaires aux Etats membres, les recrutements et les réformes institutionnelles. Là se trouve tout le sens de la 11e session extraordinaire du conseil des ministres de la CEDEAO. Le ministre ivoirien des Affaires étrangères, Daniel Kablan Duncan, président du conseil des ministres et Kadré Désiré Ouedrago, président de la Commission de la CEDEAO l’ont souligné hier à l’hôtel ivoire à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de cette 11e session extraordinaire. « Nous devrons examiner le rapport du président de la Commission sur l’attribution des postes statutaires aux Etats membres et la question des recrutements et des réformes institutionnelles. Ces questions doivent être traitées avec rigueur », a indiqué Daniel Kablan Duncan. Pour lui, le recadrage du fonctionnement et de la gestion des organes et des institutions de l’organisation est indispensable pour une gouvernance fondée sur la prise en compte des objectifs de développement et des ressources humaines de qualité. Il s’agit certes de décisions délicates et sensibles, mais il est souhaitable, selon Kadré Ouedrago, que le réalisme et le pragmatisme prévalent pour dépasser très rapidement les questions organisationnelles et se consacrer aux vrais défis qui sont la mise en œuvre concrète des programmes.
La question du Mali et de la Guinée Bissau n’a pas été occultée. Pour Daniel Kablan Duncan, l’échec des dernières discussions des 13 et 14 mai, entre le commandement militaire de la junte malienne et la médiation, plonge le processus de transition politique dans une impasse. « Cette menace est aggravée par le rejet des décisions de la CEDEAO par la junte malienne qui s’oppose à la décision prise par la CEDEAO d’assurer une transition politique d’une année au Mali et propose une solution à la malienne», a-t-il indiqué. Cette solution, selon le ministre ivoirien des Affaires étrangères, n’est pas envisageable. « Comme vous le savez, conformément à la signature conjointe de l’Accord cadre du 6 avril 2012, il n’était pas question pour la junte de s’immiscer dans le processus traditionnel en cours », a-t-il rappelé. Cette position de la junte, est vue par Daniel Kablan Duncan comme une opposition de la junte à un retour à l’ordre constitutionnel au Mali. Contrairement au Mali, la situation en Guinée Bissau est en bonne voie.

Thiery Latt

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