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Politique Publié le dimanche 20 mai 2012 | AFP

Des syndicats et ONG s`inquiètent pour la liberté de la presse au Mali

BAMAKO - Neuf associations et organisations
professionnelles de journalistes du Mali ont dénoncé des "dérives
attentatoires à la liberté de la presse" dans ce pays, après l'arrestation de
deux journalistes par les services de renseignement.
Le 12 mai, le directeur de publication du bi-hebdomadaire privé malien Le
Prétoire, Birama Fall, avait été arrêté pendant plusieurs heures par la
Sécurité d'Etat, et le 16 mai, Saouti Haïdara, directeur de publication du
quotidien privé malien L'Indépendant, avait connu le même sort, rappellent
dans une déclaration commune ces ONG et syndicats regroupés au sein de la
"Maison de la presse du Mali".
"Nous (...) condamnons avec la dernière rigueur l'interpellation des
journalistes dans l'exercice de leur métier pour quelque motif que ce soit par
la sécurité d'Etat", déclare ce texte publié à l'issue d'une assemblée
générale le 17 mai, et signé du président de la Maison de la presse, Makan
Koné.
Ses signataires dénoncent des "dérives attentatoires à la liberté de la
presse et à l'exercice du métier de journaliste" et interpellent les autorités
"sur la sauvegarde de la liberté de presse et la protection des journalistes
dans l'exercice de leur métier".
D'après la déclaration, l'interpellation de Birama Fall, "qui a duré plus
de quatre heures, aurait comme motif la détention par le journaliste d'une
information relative à l'existence de prétendus charniers" suite à des
affrontements entre militaires putschistes et loyalistes fin avril à Bamako.
Quant à Saouti Haïdara, selon sa rédaction, "il a été interrogé sur un
article d'un capitaine de l'armée publié par le journal", et cet officier
"menaçait de commettre des attentats à Bamako".
Ces interpellations, à moins d'une semaine d'intervalle, relèvent de
"méthodes policières aux antipodes de la démocratie et de la liberté de
presse", qui illustrent "les tentatives d'intimidation et de musellement de la
presse pour des intentions inavouées", estime la Maison de la presse.
Elle fustige également "la mise sur écoute systématique des journalistes"
et "la violation du secret de la communication".

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