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Politique Publié le dimanche 27 mai 2012 | AFP

Nord du Mali: la fusion de groupes armés doit favoriser une "solution négociée" (médiation)

OUAGADOUGOU- La médiation ouest-africaine souhaite que
la "cohésion" entre groupes armés du nord du Mali, après la fusion de la
rébellion touareg et des islamistes d'Ansar Dine, favorise une "solution
négociée" à la crise dans cette région, a déclaré à l'AFP le ministre
burkinabè Djibrill Bassolé.
"La médiation salue toute dynamique allant vers la cohésion entre les
différents mouvements armés, l'essentiel étant que ce groupe (choisisse)
l'option d'une solution négociée au conflit", a indiqué le ministre burkinabè
des Affaires étrangères, dont le pays conduit la médiation au nom de l'Afrique
de l'Ouest.
"En plus de cette cohésion, la médiation souhaite que non seulement (les
groupes fusionnés) aillent vers la solution négociée, mais qu'ils préservent
l'intégrité territoriale du Mali et qu'ils abandonnent la terreur et le
terrorisme comme moyens d'action", a-t-il poursuivi.
Le mouvement islamiste Ansar Dine est allié sur le terrain avec les
jihadistes d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui opèrent depuis
plusieurs années dans la bande sahélo-saharienne, y commettant des rapts, en
particulier d'Occidentaux. Les deux groupes sont depuis plusieurs semaines
dominants dans le nord du Mali, aux dépens des rebelles touareg.
"Il est toujours mieux d'avoir à négocier avec un seul groupe qu'avec
plusieurs aux intérêts parfois diamétralement opposés", a ajouté M. Bassolé.
"Maintenant qu'ils sont ensemble, j'imagine qu'ils ont aussi une plateforme de
revendications commune qui pourrait nous aider à avancer dans les discussions".
Le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touareg)
et Ansar Dine ont annoncé samedi leur "auto-dissolution" et la création d'un
"Conseil transitoire de l'Etat islamique de l'Azawad", l'immense région nord
du Mali.
Le gouvernement malien a rejeté dimanche "catégoriquement" la création d'un
"Etat islamique", réaffirmant que le Mali "est un pays laïc, qui restera laïc".
Le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur de la Communauté
économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) dans la crise malienne, a
fait savoir récemment que des "contacts" avaient été établis avec notamment le
MNLA et Ansar Dine.

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