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Afrique Publié le mercredi 30 mai 2012 | Le Patriote

Mariko Bakary, Porte-parole du CNRDRE (junte militaire) : « Nous respectons les accords signés à Abidjan »

Le Patriote : Qui gère aujourd’hui le Mali, la junte militaire ou les instances intérimaires ?
Mariko Bakary : Le Mali est gérée aujourd’hui par les organes de transition qui ont été mis en place par l’accord cadre du 06 avril 2012. Il y a un président par intérim, Monsieur Dioncounda Traoré. Il y a, à côté du président, un premier Ministre qui a les pleins pouvoirs. Il y a aussi un gouvernement qui a été mis en place toujours dans l’esprit de l’accord-cadre. Ce sont ces organes qui gèrent le Mali aujourd’hui.

Le Patriote : On a pourtant le sentiment que c’est le contraire puisque la junte n’a pas, pour autant, déposé les armes ?
MB : Moi, je ne pense pas que ce soit le cas. Mais ce qu’il faut retenir, c’est que le Comité National pour le Redressement de la Démocratie et de la Restauration de l’Etat est un acteur de la transition du début à la fin. Il ne faut pas vous étonner que nous soyons-là, les accords vont définir le rôle du Comité dans les jours à venir. Sinon, le pays est géré par le gouvernement de Monsieur Cheick Modibo Diarra.

LP : S’il est vrai que le pays est géré par les organes intérimaires, comment expliquez-vous que le Président Dioncounda soit molesté à la présidence malgré la présence de la garde présidentielle?
MB : C’est une situation malheureuse et condamnable à tout point de vue. Le CNRDRE a condamné cette agression qu’aucune expression ne peut qualifier. Mais, je pense qu’il nous faut ensemble analyser les raisons fondamentales qui font aujourd’hui que le Mali se trouve dans cette crise institutionnelle. Il y a eu un coup d’Etat le 22 mars, il fallait avant de poser les actes comprendre les causes qui ont conduit à cette situation. On aurait pu gagner du temps si on avait tenu compte de l’opinion du peuple.

LP : Justement, un peu plus de deux mois après l’éviction du Général Toumani Touré, avec du recul, comment expliquez-vous ce coup d’Etat à un président en fin de mandat ?
MB : Les raisons du coup d’Etat sont très simples. A l’extérieur du pays, la démocratie malienne était exemplaire. Mais à l’intérieur, c’était l’hypocrisie, le mensonge et la corruption. Comment expliquez-vous que l’ex-régime laisse son armée dans une situation de délabrement total. Pour vous dire la vérité, avant même le coup d’Etat, il n’y avait pas d’Etat au Mali. En avril 2012, on était à plus de 56 otages enlevés soi au Mali soi à l’extérieur et détenus au Mali. Au moment où les autres pays étaient dans l’action, le Mali était dans la complaisance et le laxisme. En négociant avec tous les bandits armés qui ont bénéficié de l’asile au nord du Mali. AQMI, Boko Haram, et des bandits de tous acabits sans que notre armée n’ait les moyens d’y faire face. Ce laxisme a permis à l’ensemble de cette communauté de bandits de se retrouver au nord du Mali sans aucune réaction de l’armée.

LP : L’éclatement de la rébellion du nord était donc prévisible, selon vous ?
MB : Tout à fait. Et je vais vous dire pourquoi. Il y a eu le 23 mai 2006 un soulèvement au nord où des intégrés de notre armée ont retourné leurs armes contre nous. Au lieu de réagir, les autorités sont allées négocier en Algérie ce qu’il est aujourd’hui convenu d’appeler l’accord d’Algérie du 04 juillet 2006. Et tenez-vous bien, il est écrit dans ces accords que notre armée se retire du nord pour confier la sécurité de cette partie du pays aux intégrés de l’armée ressortissants de la zone. C’est un peu comme si on demandait aux Forces Républicaines de Côte d’Ivoire de se retirer de Yopougon pour que des gangs viennent s’installer pour assurer la sécurité. C’est ce qui s’est passé et cela a engendré beaucoup de choses regrettables. On a ainsi humilié l’armée et dévoyé sa mission. Et l’ensemble de la classe politique a assisté à cette situation déplorable sans réagir. C’est ce qui a permis à l’ensemble des bandits de s’unir pour attaquer l’armée Malienne le 17 janvier 2012.

LP : Il y a eu aussi la crise Libyenne et la prolifération des armes autour des frontières ?
MB : En effet, pendant la crise Libyenne, au même moment où l’Algérie, la Mauritanie, et le Niger ont sécurisé leurs frontières, seul le Mali laissait rentrer sur son territoire des mercenaires avec armes et bagages. Le gouvernement malien avait envoyé six ministres pour les accueillir sans pour autant les désarmer. L’ex-président leur a remis la somme de 50 millions de FCFA. Cela s’est passé pendant le mois de ramadan dans le cadre de la solidarité malienne. Comment dans un Etat on peut permettre qu’il y ait deux armées. La venue de ces derniers a renforcé les positions de ceux qui étaient déjà sur place, notamment AQMI. Des personnes comme Iyad Ag Ghali qui était le Consul du Mali en Arabie Saoudite et qui a aussi été conseiller spécial du président ont rejoint ces gens dans le maquis. Et aucune disposition n’a été prise pour faire face à cette situation. Nous sommes restés dans la posture de négociation en négociation. On a même donné le droit de poursuite à des pays qui pouvaient venir au Mali tuer n’importe quel citoyen malien. Le 17 janvier 2012, le mouvement national de libération de l’Azawad (Ndlr : MNLA) a profité de la situation pour lancer ses opérations. Et notre armée est partie de replis stratégiques en replis stratégiques parce qu’elle n’avait pas les moyens de faire face à l’ennemi. Pas d’armement, pas d’équipement et même pas de chef de commandement.
LP : Et comment expliquez-vous qu’un pays souverain comme le Mali, après 50 ans d’indépendance, n’ait pas les moyens d’assurer sa défense face à des bandes armées ?
MB : Nous étions tous surpris de cette réalité. Mais ce qui nous a choqués davantage, c’est que Toumani Touré est un général de notre armée qui a bénéficié de tous les honneurs et de la confiance de l’ensemble de la communauté internationale et des Maliens. Comment a t-il pu prendre le risque de laisser notre armée dans cette situation de dénouement total sachant bien qu’il planait de réelles menaces d’insécurité sur le pays ? Les soldats étaient donc envoyés à la boucherie parce qu’ils n’étaient pas outillés pour combattre. Nous avons des soldats qui se sont défendus comme ils le pouvaient et qui ont fini par se constituer prisonniers et les bandits les ont ligotés et égorgés tout simplement. Les images de cette tuerie macabre ayant circulé à Bamako, l’ensemble des femmes et des enfants des soldats de Kati se sont soulevés pour manifester.

LP : Le prétexte du coup d’Etat était alors tout trouvé ?
MB : Nous vivions une situation insurrectionnelle. Vous vous souvenez que le 02 février les femmes ont marché sur Koulouba. Mais cette manifestation n’a pas fléchi la posture du président Toumani Touré. Les manifestations ont commencé en février et le coup d’Etat est intervenu en mars. Les militaires sont venus avec des revendications en demandant notamment des moyens pour faire face aux bandits. Le Mali n’avait que trois avions de guerre en panne. Des engagements ont été pris dans ce sens, notamment l’acquisition d’avions de combat et des chars, mais rien n’y fit. Quand les militaires ont interpellé, deux mois après, le ministre de la défense, celui-ci leur a répondu par des menaces au camp de Kati. C’est de là que la mutinerie est partie et a abouti au coup d’Etat et le président a pris la fuite par la colline.

LP : Le Mali avait-il vraiment besoin de ce coup de force ?
MB : L’une des causes principales du pourrissement de la situation était la corruption généralisée. En six ans, il y a eu plus de 400 milliards détournés. C’est le vérificateur général mis en place par l’ex-président de la république qui a fait ce rapport. La réaction de Toumani Touré nous a choqués quand il a dit à ce propos qu’il ne pouvait pas humilier des dignes fils du Mali. Une minorité en uniforme et à col blanc qui a transformé la République en une mafia. Il y avait un déni de démocratie au Mali. Tous ceux qui maîtrisent la situation malienne ne peuvent pas soutenir ceux qui ont conduit le pays à la dérive. Le coup d’Etat du 22 mars a tout simplement permis de crever l’accès. Ni au Mali ni sur le plan international personne n’a défendu ATT. Si vous avez bien suivi les réactions après le coup d’Etat, tout le monde a demandé un retour à l’ordre constitutionnel mais personne n’a demandé le retour d’Amadou Toumani Touré au pouvoir. D’ailleurs ce coup d’Etat n’était pas contre Toumani Touré mais contre le système qui était en place.

LP : On soupçonne le CNRDRE d’être soutenu par certains chefs d’Etat membres de la CEDEAO. Que répondez-vous ?
MB : La junte n’a aucun soutien. Nous avons vu des coups d’Etat au Niger et en Mauritanie qui sont venus corriger des lacunes des régimes qui étaient en place. Ces coups d’Etat ont été planifiés. Mais le CNRDRE n’a pas planifié un coup d’Etat. Ça a été spontané. Et ce n’est pas un coup d’Etat impopulaire parce que si c’était le cas le capitaine Amadou Haya Sanogo ne serait pas resté au palais une seule journée, connaissant le peuple malien. C’était un coup d’Etat salutaire. Les prises d’otage, c’est le Mali. Des passeports aux terroristes, c’est le Mali. Des avions de drogue, c’est le Mali. La corruption, c’est encore le Mali. Le Mali était géré dans l’incertitude. Le CNRDRE n’a été soutenu par aucun chef d’Etat dans le cadre du coup d’Etat si ce n’est le peuple malien.

LP : Soit ! Le président Toumani Touré est certes tombé, mais cela n’a pas, pour autant, réglé le problème du Nord. Vous n’avez pas le sentiment que l’avènement du CNRDRE a plutôt permis aux rebelles de consolider leurs positions en déclarant l’Etat de l’Azawad ?
MB : L’Etat de l’Azawad n’existe pas. Sinon, il n’existe que dans l’esprit de ceux qui l’ont proclamé. Pour revenir à votre question, c’est à tort que l’on pense que la venue de la junte a contribué à dégrader la situation. Nous disons qu’avant le coup d’Etat, toutes les villes du nord étaient tombées ou sur le point de l’être. Anéfiz qui était le point de ravitaillement de l’armée malienne était tombée. Mieux, la chaine de commandement qui était au nord était rattachée directement à l’ex-président. Et quand il y a eu le coup d’Etat tous les hommes ont été démobilisés, le colonel Gamou est rentré au Niger avec 500 hommes et l’ensemble de l’armement acquis. Il a ainsi livré la ville de Kidal et Gao avant de partir. Le Colonel Méhédoun qui était jusque-là connu comme un patriote a, lui aussi, livré la ville de Tombouctou, puisqu’il n’y a pas eu de combat. Et AQMI et le MNLA se sont installés au fur et à mesure que l’armée malienne a reculé. Dire donc que le coup d’Etat a contribué a dégrader la situation, est une méconnaissance de la situation qui prévalait sur le terrain. Tout le monde savait que la situation était intenable.

LP : Comment jugez-vous l’action de la CEDEAO au Mali?
MB : En tant que Malien, nous avons perdu foi en cette institution parce qu’elle a manqué à son devoir de solidarité vis-à-vis du peuple malien. Le Mali s’attendait à des réponses positives pour l’aider à sortir de cette crise. Mais il faut aussi reconnaitre que certains dirigeants de la CEDEAO ont été très mal informés par certains mêmes de leurs envoyés qui n’étaient pas honnêtes. Aujourd’hui, les faits nous le démontrent. Le Mali n’a pas besoin de sanctions. La junte était de très bonne foi quand elle a pris le pouvoir et c’est au nom de l’intérêt de la Nation que le CNRDRE a accepté de remettre le pouvoir et de signer l’accord du 06 avril 2012 permettant la mise en place des organes de la transition.

LP : Etes-vous sincères quand on sait que le CNRDRE affiche l’ambition de revenir au devant de la scène aujourd’hui avec le prétexte de l’expiration du délai constitutionnel des organes intérimaires?
MB : Nous étions sincères parce que l’état actuel de notre pays ne permet pas que des militaires s’accrochent au pouvoir. Ce n’est pas notre ambition. La crise malienne crée une insécurité à l’ensemble de la sous-région et c’est le monde entier qui est aussi exposé à l’international islamiste. Le nord du Mali aujourd’hui est comme un Afghanistan africain. Compte tenu de cette situation, nous avons tout de suite compris qu’il fallait aller à des concertations pour gérer la crise institutionnelle. L’accord-cadre était donc indiqué pour trouver des solutions à notre crise. Après la signature de cet accord, la CEDEAO nous avait promis des armes dans les 48 heures. Mais jusqu’aujourd’hui, ces armes ne sont jamais venues. Le 26 avril, il y a encore eu un sommet extraordinaire à Abidjan, où il a été décidé de façon unilatérale de la prolongation du mandat des organes intérimaires. Ce sommet a aussi demandé au CNRDRE de rentrer dans les casernes. Ce qui nous semble être une violation de l’accord-cadre qui limitait le mandat, conformément à la Constitution, à 40 jours. Je voudrais vous rappeler que dans le premier accord, il est dit que le CNRDRE est un acteur de la crise. Et qu’après l’intérim, le CNRDRE et la CEDEAO devraient se rencontrer pour continuer le processus ensemble afin de définir les organes de la transition. Nous avons donc perçu la volte-face de la CEDEAO comme une trahison. Et les Maliens voient Dioncounda Traoré comme un président imposé par l’extérieur.

LP : Pourquoi vous ne l’aviez pas récusé au départ, où est-ce parce que vous étiez en position de faiblesse face à la CEDEAO?
MB : Nous avons fait un communiqué lu par la capitaine Haya Sanogo qui a indiqué après la signature de l’accord, qu’il laissait le pouvoir à Dioncounda. Aujourd’hui, nous estimons que la décision de la CEDEAO est inadmissible. Il ne s’agit pas pour cette institution de nous choisir un président mais de nous aider à déloger les rebelles. Nous disons qu’en voulant restaurer le système auquel nous avons mis un terme, la CEDEAO en rajoute à la crise.

LP : Le CNRDRE défie donc la CEDEAO ?
MB : Le CNRDRE reste dans l’accord-cadre. Le 20 mai dernier, nous avons signé un accord additif avec la CEDEAO en mettant toujours l’intérêt du Mali au dessus. C’est la première fois dans l’histoire que quelqu’un fait un coup d’Etat et remet ensuite le pouvoir à un autre considéré, d’ailleurs, comme coresponsable de la descente aux enfers du pays. Mais la situation actuelle ne nous permet pas de tergiverser. C’est pourquoi nous respectons les accords signés à Abidjan et à Dakar prorogeant la transition d’une année. Dans ces accords, la CEDEAO a donné le statut d’ancien chef d’Etat au capitaine Sanogo. Et dans les jours à venir les rôles et les statuts du CNRDRE vont être définis par le gouvernement de transition.

LP : On a assisté, le dimanche 27 mai à la fusion des rebelles touaregs et les islamistes d’Ançar Dine. Les espoirs que le Mali retrouve son intégrité ne s’éloignent-ils pas dans ce contexte ?
MB : Les différents groupes qui occupent le nord, se sont en effet, retrouvés pour signer un accord. Ces accords lèvent tout simplement le voile sur la face caché du MNLA qui s’associe aux islamistes. C’est une entreprise terroriste et le monde doit en tirer les conséquences. Mais le Mali retrouvera son intégrité quel que soit le temps que cela prendra.

LP : Le Soudan en est arrivé à la sécession. Vous n’envisagez pas du tout ce scenario au Mali ?
MB : Le Mali n’est pas le Soudan. La partition du Mali est inacceptable et nous ne saurons accepter un Etat dans l’Etat du Mali. Il n’y aura jamais un Etat du sud et un Etat du nord.

LP : Dans ce cas, à quand donc la libération du Nord du Mali ?
MB : On parle de l’arrivée prochaine de 3000 soldats de la CEDEAO. Mais ces forces ne viendront pas se battre à la place de l’armée malienne. Ils ne viennent qu’en soutien. Mais comment voulez-vous qu’on aille libérer le Nord alors que nos commandes d’armements sont bloquées dans les différents ports de la sous-région. Comment libérer le nord sans armes et sans munitions ? Ceux qui disent qu’il n’y a eu aucun coup de canon au nord depuis qu’on est là, ont passé dix ans au pouvoir et qu’est-ce qu’ils en ont fait. Ceux qui vilipendent le CNRDRE auprès des chefs d’Etat de bonne foi comme le président Alassane Ouattara, savent que nous n’attendons que des armes pour libérer le pays. Je pense que les gens ne font pas le point réel de la situation au président Alassane Ouattara.

LP : Et l’élection présidentielle dans tout ça?
MB : Tout le monde savait d’ailleurs que les élections ne pouvaient pas se tenir parce que la situation sécuritaire ne permettait pas l’organisation d’élection crédible. A moins d’un mois de l’élection présidentielle, aucune carte d’électeur n’était prête. Et on avait plus de 2000 refugiés maliens à gérer au sud. Le président intérimaire disait lui-même en son temps que le Mali n’était pas à l’abri d’un coup d’Etat. Parce qu’au moment où les hommes politiques couraient après les élections, les populations du nord disaient que leur préoccupation était la sécurité. Je pense qu’il n’y aura pas d’élection au Mali avant la libération du Nord. Il nous faut restaurer la démocratie avant si nous voulons des élections crédibles.

LP : Existe-t-il encore des prisonniers politiques au Mali ?
MB : Dans le cadre du coup d’Etat du 22 mars 2012, il n’existe plus aucun prisonnier politique. Ils ont tous été libérés dans le cadre des négociations avec les représentants du médiateur. Les prisonniers actuels que nous détenons sont ceux du coup d’Etat manqué du 30 avril dernier. Mais je précise que ce sont des militaires qui ont voulu renverser la situation. Ils sont aux mains de la justice.

LP : Quelle est aujourd’hui la situation humanitaire dans le nord du pays ?
MB : C’est une situation désastreuse. Il n’y a ni hôpitaux, ni eau, ni nourriture dans ces zones. Et l’une des premières missions du gouvernement de transition a été de négocier des couloirs humanitaires. Et des pays amis comme le Maroc ont envoyé trois cargos de vivres. Il faut avouer qu’il y a une grande solidarité autour des populations restées au nord. Les pays comme le Niger et le Burkina accueillent des milliers de refugiés. L’autre drame du Mali, c’est que depuis 2000, aucune année scolaire n’est arrivée à son terme.

LP : On note une forte communauté malienne en Côte d’Ivoire qui sort d’une grave crise, quelle assurance donnez-vous à vos compatriotes que le Mali ne sombrera pas ?
MB : Le message que je lance aux Maliens de l’extérieur, c’est de nous aider à libérer le Mali. Le CNRDRE n’est pas venu pour confisquer le pouvoir, mais pour libérer le Mali et nous allons y arriver en étant solidaires. Nous devrons nous mobiliser pour que le Mali ne soit plus indexé comme un frappeur de président, comme un trafiquant de drogue. Le Mali tire ses racines des grands empires et nous devons faire en sorte de relever le Mali avec l’aide de la CEDEAO.
Réalisée par
Alexandre Lebel Ilboudo

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