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Politique Publié le jeudi 5 juillet 2012 | L’intelligent d’Abidjan

Contribution / Crise militaro politique au Mali : Alassane Ouattara dans le sillon d’Houphouët-Boigny

© L’intelligent d’Abidjan Par DR
Après une visite de travail en Israël: le Président Alassane Ouattara a regagné Abidjan
Lundi 25 juin 2012. Abidjan. Aéroport international de Port-Bouet. Le chef de `Etat, SEM Alassane Ouattara regagne son pays après une visite de travail en Israël
Le président Alassane Ouattara par ses coups d’éclat et ses succès sur les plans politique et diplomatique nous rappelle bel et bien, le ‘’Sage de l’Afrique’’, Félix Houphouët-Boigny. Comme pour dire, les yeux fermés, que la Côte d’Ivoire ‘’is back’’, pour paraphraser l’autre. Et ce ne sont pas les preuves qui manquent désormais.

Depuis qu’il a pris le gouvernail de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), son pays est redevenu le centre névralgique de la sous-région. En dehors des grandes décisions visant l’éveil des mouvements intégrationnistes comme la relance du Conseil de l’Entente et bien d’autres organisations de développement communautaire, le chef de l’Etat ivoirien s’est engagé dans la bataille de l’ancrage de la démocratie dans la sous-région. Grand et ennemi déclaré des coups de forces synonymes de dictature, Alassane Ouattara a démenti tous les tristes pronostics en faisant plier l’échine aux usurpateurs du pouvoir au Mali. Ces jeunes bidasses qui ont renversé le 22 mars dernier le régime légal du Général Président Amadou Toumani Touré pour une affaire banale et vieille comme celle de la rébellion touarègue. Naïvement, ces fantassins s’étaient découvert un nouveau destin de dirigeants, foulant aux pieds la constitution malienne. C’était mal connaître l’un des vrais héritiers du ‘’Sage de l’Afrique’’ qui a fait longtemps de la paix et la sécurité, le moteur de développement de son pays et aussi de l’environnement immédiat. A la faveur de plusieurs sommets de chefs d’Etat de la Cedeao, il a suscité des mesures et des menaces qui ont eu raison de l’entêtement des putschistes de Bamako. Entre autres, le rappel des ambassadeurs accrédités au Mali, la fermeture des frontières et des ports comme pour créer la disette, sans oublier tous les flux monétaire et financier en direction du Mali. Tout cela assorti de négociations, a fini par éclairer les méninges aux rêveurs de Bamako. Le résultat ne s’est pas fait attendre. Le capitaine putschiste Amadou Haya Sanogo s’est vu contraint au jet de l’éponge. Du coup, le Mali est retourné à la légalité constitutionnelle avec l’accession au pouvoir du Professeur Dioncounda Traoré, le dauphin constitutionnel aidé dans sa tâche par un Premier ministre du nom de Cheich Modibo Diarra, le messie venu de la Nasa (Etats-Unis).

Plus que jamais, tous les Maliens n’ont qu’une option primordiale, la libération du nord de leur pays de la rébellion touarègue et des mouvements terroristes dits islamistes. En réussissant en un temps record ce tour de manivelle, le président ivoirien a cloué le bec à bon nombre de ses détracteurs qui jubilaient en vue d’un échec cuisant du ‘’Bravetchê’’. Ces dernies doivent avoir la mémoire courte. Sinon comment comprendre que celui qui a terrassé l’un des derniers dictateurs et durs à cuire en Afrique, Laurent Gbagbo, qui a tenté de lui voler sa victoire électorale avec un arsenal de guerre unique en son genre et un conglomérat de mercenaires, pouvait se faire aussi honte si facilement devant un problème bénin. A la lumière de l’éradication des crises ivoirienne et malienne, tout porte à croire que le président Alassane Ouattara est en passe de réussir son entrée dans l’histoire par la grande porte. Pourtant, tout le monde sait que le pouvoir absolu ne l’a jamais intéressé. Mais pour lui, la défense du pays et ses frontières léguées par ses pères ainsi que le combat tous azimuts pour la démocratie constituent un serment. Le respect de la parole donnée reste un sacerdoce pour celui que ses frères Malinké appellent affectueusement ‘’Kankelétigui’’, l’homme qui n’a qu’une seule parole.

Quand il décide ou prend un engagement, cela est à l’avance accompli. Ce trait de caractère est un héritage sacré pour le Prince de Kong. Et votre serviteur en sait quelque chose. Car, à ma jeune enfance quand mon grand-père, gérant de la CFAO à Dimbokro, m’envoyait appeler Dramane Ouattara pour des entretiens, des baptêmes, des mariages ou des funérailles au quartier Dioulakro, je voyais comment le sens de la responsabilité se partageait dans l’antre des Ouattara. Comme quoi, l’homme porte dans la société la marque de l’éducation qu’il a reçue. La Côte d’Ivoire et la sous-région doivent s’enorgueillir d’avoir un nouveau porte-flambeau (Houphouët-Boigny bis) appelé Alassane Ouattara. Il faut le dire tout net. L’histoire fabrique à un moment donné, les grands hommes dont elle a besoin. Pourvu que la suite des évènements nationaux et sous-régionaux ne trahissent pas notre conviction. Que Dieu bénisse la nouvelle Côte d’Ivoire.

MOHAMED FANA
journaliste-consultant
fanuss@yahoo.com
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