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International Publié le mardi 2 octobre 2012 | Nord-Sud

Intervention militaire contre les islamistes - Toujours le flou

Malgré les appels pressants du Premier ministre, Cheikh Modibo Diarra pour l’adoption d’une résolution de l’Onu autorisant l’emploi de la force dans la crise malienne, des pays sont réticents à l’envoi de leurs soldats au Nord-Mali.

La nouvelle a été révélée, hier, lors d’un point- presse après une rencontre à quatre entre les ministres français et allemands de la Défense et des Affaires étrangères à Müllheim en Allemagne. Selon le site internet de Tv5, la France et l’Allemagne apporteront un soutien logistique à une éventuelle mission africaine au Nord-Mali, mais excluent d’y déployer des troupes de combat. «Nous allons expertiser entre Français et Allemands, mais aussi au sein de l’Union européenne, la manière dont nous pourrions soutenir la logistique et la formation, l’accompagnement d’une initiative qui serait prise par les Africains au Mali», a résumé Jean-Yves Le Drian, ministre français de la Défense. L’Alliance atlantique (Otan) n’a également pas l‘intention d’intervenir au Mali. C’est ce qu’a annoncé hier son secrétaire général, Anders Fogh Rasmussen, au cours d’une conférence de presse à Bruxelles. Les Etats-Unis seraient prêts à soutenir une intervention armée bien préparée et menée par des pays africains dans le Nord du Mali. Dans le but d’en expulser la rébellion islamiste liée à Al-Qaïda, a indiqué hier, le plus haut responsable de l’Afrique au département d’Etat américain, Johnnie Carson. Toutefois, la nature du soutien n’a pas été précisée. Cependant, il a insisté sur le fait que toute action militaire au Mali devra être bien préparée, bien organisée, bien pensée et agréée par les pays qui seront directement concernés. Déjà à la 67ème session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, il y avait des réticences quant à un déploiement de troupes. La délégation américaine a exprimé ses doutes par l’intervention de la secrétaire d’État en faveur d’une restauration préalable de l’Etat de droit au Mali. Selon Hillary Clinton, il ne faut pas envoyer des troupes dans l’immédiat. «Il faut d’abord reconstruire un ordre démocratique et légal», a-t-elle signifié. En visite en Algérie, le général Carter Ham, haut commandant des forces armées américaines en Afri­que (Africom), s’est dit opposé à toute intervention militaire dans le Nord-Mali. «La seule alternative qui ne pourrait pas exister, c’est la présence militaire américaine dans le Nord du Mali», a déclaré le général américain, dimanche, à Alger. Sur la même question, le mur est lézardé au sein de l’exécutif malien. Alors que le président malien attend toujours un retour d’écoute à son appel au dialogue qu’il leur a adressé il y a près de 10 jours, lors du 52ème anniversaire du Mali, Cheikh Modibo Diarra a catégoriquement rejeté, samedi, la perspective de négociation avec les groupes islamistes armés occupant la partie septentrionale du pays. Dans un entretien publié à Paris par le journal Le Monde, le Premier ministre a, en effet, affirmé que le temps pour ces négociations est passé. Au même moment, une source officielle malienne assurait cependant qu’une rencontre a eu lieu samedi, à Alger, entre une délégation des islamistes du groupe Ansar Dine et un haut gradé de l’armée malienne. Depuis quelques jours, on parle de l’envoi de 3.000 à 3.300 hommes au maximum. Parmi les plus gros contributeurs annoncés pour la Mission de la Cedeao au Mali, figurent le Nigeria, le Togo et le Niger. D’autres pays tels que le Sénégal participeront mais dans une moindre mesure avec l’envoi d’hommes du génie ou de policiers. Le Cap-Vert lui n’enverrait que quelques médecins. La Côte d’Ivoire a un statut à part, car elle accueille elle-même une force internationale, ne peut donc fournir des hommes à un pays tiers. Tout comme le Liberia. Hors Cedeao, d’autres Etats comme l’Afrique du Sud, mais surtout le Tchad ont fait part de leur disponibilité. N’Djamena qui se sait très courtisée entend d’ailleurs bien négocier son éventuelle participation, dit-on de source française.

Adélaïde Konin

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