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Société Publié le mercredi 18 septembre 2013 | Le Patriote

L’inquiétante prolifération des armes

Trop d’armes circulent en Côte d’Ivoire. Le constat est là, implacable. Elles sont malheureusement, pour beaucoup, entre les mains de personnes qui n’ont pas le droit de les porter. La loi, faut-il le rappeler, en dehors des militaires, des gendarmes et des policiers, fait obligation à toute autre personne désireuse de porter une arme de se munir d’un permis de port d’arme. Malheureusement, en violation de ces dispositions, plusieurs personnes, bien que n’étant pas dans les catégories citées plus haut, sont aujourd’hui en possession d’armes de petits ou moyens calibres. La crise militaro-politique du 19 septembre 2002 a ouvert la brèche de la prolifération de ces armes et s’est accentuée après la crise postélectorale de 2010. Munis de ces armes, leurs détenteurs sèment la désolation et la mort sur les routes du pays, mais aussi dans des domiciles privés. Depuis quelques jours, à Yamoussoukro, capitale politique de la Côte d’Ivoire, ce sont les gendarmes et les policiers qui sont leur cible. Du coup, la question de désarmer tous ceux qui ne sont pas en droit de posséder une arme se pose avec acuité. Passée la phase de sensibilisation, c’est à la phase répressive de prendre le relais, comme ce qui est en cours actuellement à Abobo ou même à Agboville, si on en quotidien ivoirien dans son édition d’hier. Personne ne doit être épargné par cette opération, fut-il dozo. Pour la simple raison que, comme indiqué plus haut, seuls les détenteurs de port d’armes sont autorisés à se promener avec les armes. A quoi assistons-nous actuellement dans nos agglomérations, notamment à Yamoussoukro, où ces derniers sont soupçonnés d’être à la base des agressions mortelles dont ont été victimes les gendarmes et les policiers ? Au su de tout le monde, ces derniers se promènent en peine ville, où ils auraient même une base, calibre douze en bandoulière sans être inquiétés. Il faut en la matière que l’Autorité pour la démobilisation, le désarmement et la réintégration (ADDR) accélère le processus de collecte d’armes, s’il le faut même par la force. Des vies humaines seraient alors épargnées et la sécurité ne ferait que se renforcer. L’image de la Côte d’Ivoire en sortira grandie.

Thiery Latt

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