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Politique Publié le jeudi 12 février 2015 | Le Sursaut

25e round des procès en assises / Alcide Djédjé aux juges : ‘’Les hommes politiques sont en avance sur vous’’

© Le Sursaut
Alcide Djédjé : Le ministre des Affaires étrangères du gouvernement de Laurent Gbagbo.
Alcide Djédjé, Christine Adjobi, Dogo Raphael et Ettien Amoakon comparaissaient ce mercredi. L’ambassadeur Alcide Djédjé a été sans détour face à la Cour. Il n’a pas manqué d’assener ‘’ses vérités’’ face à ce qu’il considère comme une injustice. «L’Onuci n’était pas en Côte d’Ivoire pour la Côte d’Ivoire. Ce qui s’est passé était injuste. Choï a outrepassé son rôle. Il n’avait pas à prendre position. Bombarder la résidence d’un chef d’Etat, c’est anormal», a-t-il martelé. Quant aux chefs d’accusation à son encontre, il n’a rien dit d’autre que ceux qui l’ont précédé à la barre à savoir que tous ont respecté la décision du Conseil constitutionnel. Selon lui, il s’occupait, en sa qualité d’ambassadeur et ministre des Affaires étrangères, du volet diplomatique. Assurant la main courante entre la présidence, l’Union africaine et l’Onu. C’est à la demande de l’Onuci qu’il s’est retrouvé à l’hôtel La Nouvelle Pergola où il a invité les autres membres du gouvernement pour leur sécurité. A la barre, l’officier de l’ordre national n’a pas hésité à jeter une pierre dans le jardin de la Cour. « Vous les juges, les hommes politiques sont en avance sur vous. On ne peut pas régler les problèmes des élections de 2010 en 2015 à l’orée des élections présidentielles. Il faut que vous alliez vite et bien », a-t-il insisté. Pour étayer ses propos, il cite l’exemple de la présidente de l’Union républicaine pour la démocratie (Urd), Danièle Boni Claverie. Récemment invitée par le président de la République à la cérémonie de réception des Eléphants, elle n’a pu répondre à cette invitation. Car comparaissant au tribunal à la même heure. Ainsi Alcide Djédjé trouve anormal qu’une personne invitée par le chef de l’Etat soit jugée au même moment. D’où son appel aux juges à combler le vide qui les sépare des politiques vis-à-vis de la réconciliation nationale.

Cyrille Nahin

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