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Société Publié le vendredi 3 avril 2015 | Le Democrate

Interview /Kra Koffi Manzan (Président de l’ong Fondation Emmanuel) « Les Populations sont trop pauvres à l’intérieur du pays »

« L’émergence risque d’être un effet de mode »

Après plusieurs années d’activités en Côte d’Ivoire une Association de bienfaisance a soulagé et sauvé des vies de milliers d’ivoiriens.A l’occasion de son bilan dressé récemment, son Président Kra Koffi Manzan tire la sonnette d’alarme sur la situation préoccupante de la population de l’intérieur du pays dont la plupart vit dans une extrême pauvreté. Et non sans attirer l’attention du gouvernement sur la menace qui guette le processus d’émergence .
Monsieur le président comment présentez-vous votre structure ?
L’ONG Fondation Emmanuel est une Organisation Non Gouvernementale, ayant pour leitmotiv l’assistance gratuite des populations dans diverses domaines .Elle a pris forme en 2008. Présidée depuis lors par votre modeste serviteur. Elle a son siège à Abidjan ,williamsville dans la commune d’Adjamé,
Comment vous est venue l’idée de sa création ?
L'ONG Fondation Emmanuel est le fruit de la pratique et de la réflexion d'une 'évangélisation en prise directe permanente avec le terrain, témoin des graves difficultés chroniques vécues quotidiennement par des personnes et des familles au sein de conditions de vie intolérables, génératrices de souffrances physiques et psychologiques cumulées induisant, immanquablement, un sentiment d'échec, d'abandon, d'abattement et d'impuissance.
Combien de membres revendiquez-vous actuellement ?
Nous sommes au nombre de 12 personnes permanentes et actives.
Comment se fait l’adhésion des membres ?
L’adhésion, dans un premier temps, c’est d’épouser la vision, ensuite écrire une lettre de motivation dans laquelle vous expliquez comment vous comptez soutenir cette vision.
Quelles sont vos domaines d’activités ou d’intervention ?
Nous intervenons dans tous les domaines touchants le bien-être des hommes.
Nos actions se tendent dans le domaine spirituel, socio-économique et sanitaire.Telle ,la visite et l'aide spirituelle, psychologique et matérielle, apporté aux personnes en détention à cause de délits. Tout comme ,La lutte contre la pauvreté et la délinquance des jeunes à travers des projets de formations et d’insertion sociales des sans-emplois.
Nous faisons par ailleurs ,La sensibilisation et la lutte contre les IST/VIH et d’autres endémies. A travers des Consultations foraines, des distributions gratuites des produits pharmaceutiques et l’installation de centres d’accueil et de prise en charge des malades.
.Quelles sont les activités que vous avez déjà menées ?

Toutes ces activités que nous venons de citer sont menées depuis 2008 et continuent d’être menées dans plusieurs régions de la Côte d’Ivoire notamment à l’Est dans le district du Zanzan, au Sud dans la région des lagunes et du Sud Comoé.
Où trouvez-vous les moyens pour mener toutes ces activités ?
Ce sont les apports des membres, des partenaires, des dons et legs.
Quels sont vos rapports avec le gouvernement ?
Etant une ONG, nous n’avons pas de rapport particulier avec le gouvernement. Nous travaillons en toute indépendance et en toute autonomie en rapport avec les autorités préoccupations des populations. Toute fois nous n’avons aucun problème avec les autorités étatiques, dans la mesure où nous travaillons conformément aux règles et aux lois en vigueurs.
.Bénéficiez –vous par moment des subventions de l’Etat ?
Comme nous le disions, nous travaillons avec nos ressources propres, nous n’avons jamais bénéficié de la moindre subvention de l’état.
Avez-vous des raisons de satisfaction ?
Oui, les témoignages fusent de partout qui attestent que ceux qui bénéficient de nos prestations sont soulagés et heureux. Or , la satisfaction et le bien-être de la population sont notre raison d’être.
Quelles sont vos difficultés ?
Les difficultés sont d’ordre logistique, de déplacement. Pour une consultation foraine envers les populations qui sont dans des besoins, il faut louer un véhicule qui revient souvent très couteux. Et les routes ne sont pas souvent praticables. La dernière sortie que nous venons d’opérer dans la région du Gontougo, n’eut été la générosité du président du conseil général, l’objectif n’aurait pas atteint. Il nous a cédé son véhicule 4x4 avec le chauffeur pour relier certaines localités.
Quels sont vos différents besoins ?
véhiculé médicalisé tout terrain, équipement en matériel informatique et de communication.
Quels sont vos projets à court, long et moyen terme ?
Très bientôt nous allons mener des opérations d’ adduction en eau potable, de formation d’ insertion à travers un centre d’accueil et de formation et la création d’une radio communautaire.
Quel bilan au plan moral, matériel et financier pouvez-vous dresser actuellement ?
Ce sont des hommes et des femmes volontaires et dévoués pour le bien-être de la population evec un siège social équipé de matériel nécessaire pour le travail. Malgré nos modestes moyens , nous réalisons l’essentiel de nos projets.
Après plusieurs années d’activité, quel est votre constat sur le terrain ?
Apres plusieurs années de pratique du terrain nous constatons que la situation des populations à l’intérieur du pays est préoccupante. Dans certaines localité le problème d’eau et d’hygiène se posent avec acuité . le chômage des jeunes est également un grand souci pour les parents. Si la crise militaro-politique est terminée, il faut reconnaitre que la crise socio-économique fait encore rage. L’émergence que le gouvernement appel de tous ces vœux risque d’être un effet de mode, si
certains besoins élémentaires de la population ne sont pris en compte et totalement résolus. Ce sont entre autre l’adduction en eau potable, l’école et la santé pour tous, ouverture des voies et la sécurité des populations et de leurs biens.
Réalisée par Gisèle Tienfô

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