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Politique Publié le mercredi 4 novembre 2015 |

A la prestation de serment de Ouattara, la classe politique ivoirienne tourne la page de la campagne (REPORTAGE)

© Par SIA KAMBOU
Investiture du président de la République Alassane Ouattara
Mardi 3 novembre 2015. Abidjan. Investiture du président de la République Alassane Ouattara, au palais présidentiel au Plateau.
Les photographes se bousculent, les gradés étrennent leurs médailles, les députés arborent leur écharpe, les ministres sont hilares et les diplomates ont laissé à l’entrée du chapiteau leurs berlines de fonction. Le monde politique ivoirien tout entier s’est donné rendez-vous mardi au palais présidentiel d’Abidjan lors de la prestation de serment du président Alassane Ouattara pour son second mandat.


Pour ce passage d’un quinquennat à l’autre, le temps des projets a succédé à celui des bilans et des promesses échouées sur le banc de la défaite électorale. Majorité comme opposition nourrissent de nouveaux projets d’avenir, et semblent déjà remis en selle pour les prochaines échéances politiques.

Rayonnant, Kouadio Konan Bertin, dit "KKB", arrivé sur la dernière marche du podium avec moins de 4% des suffrages à la présidentielle du 25 octobre, ne ressemble en rien à un candidat indépendant malheureux. "Je me tourne vers l’avenir, la présidentielle est derrière nous maintenant. Les législatives approchent, et un bon député est celui qui se fait réélire !", lance le député de Port-Bouët (Sud d’Abidjan), amusé, entre deux poignées de main à des proches.

A ses côtés, assis côte à côte près de l’entrée du cinq autres prétendants à la magistrature suprême semblent s’être également remis sans peine de leur défaite. "Il est temps que M. Ouattara rassemble les Ivoiriens désormais, que nous sortions de cette crise qui dure depuis 14 ans", avance l’ex-candidate indépendante Jacqueline-Claire Kouangoua, arrivé en septième position avec 0,3% des voix.

"C’est la fin d’un processus, c’est le couronnement et nous devons être fair-play", commente Gnangbo Kacou, député d’Adiaké, qui a fini sixième à l’élection. "Mais maintenant, nous attendons un geste fort envers les opposants, les prisonniers politiques et l’ex-président Laurent Gbagbo, poursuit-il. De notre côté, nous commençons les démarches pour les législatives, et il faut que la Coalition nationale pour le changement (principale plateforme d’opposition ndlr) prenne ce train en marche".

Alors que les centaines d’invités attendent l’arrivée du chef de l’Etat et de ses homologues béninois et sénégalais, Thomas Boni Yayi et Macky Sall, le président de la Banque africaine de développement (BAD), Adesina Akinwumi, semble confiant également pour aborder de nouveaux défis.

"La Côte d’Ivoire obtient de très bons résultats, profite des bénéfices de la paix et a des investissements directs à l’étranger en hausse. Nous allons soutenir très fermement le gouvernement pour qu’il y ait des créations d’emplois", annonce-t-il à côté des fauteuils encore vides de l’ex-président Henri Konan Bédié et de son épouse, qui arriveront quelques minutes plus tard.

C’est un tonnerre d’applaudissements qui accueille les juges du Conseil constitutionnel puis le maître des lieux qu’ils s’apprêtent à consacrer une seconde fois. Répondant au plaidoyer de Mamadou Koné, président des "sages" du Conseil, pour une nouvelle constitution, Alassane Ouattara évoque à son tour ses prochaines batailles, pour doter le pays "d’institutions fortes" et "donner de l’emploi aux jeunes".

La poignée de mains finale, franche et prolongée entre le vainqueur de l’élection et son dauphin, Pascal Affi N’Guessan, a retenu l’attention de tous, tournant un peu plus la page de la campagne de 2015. Les regards des deux ex-adversaires sont amenés à se croiser de nombreuses fois ces prochaines années.

NMI

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