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Politique Publié le jeudi 5 novembre 2015 | L’intelligent d’Abidjan

Contribution/ Les symboliques d’une prestation de serment

© L’intelligent d’Abidjan Par DR
Cérémonie de prestation de serment du Président OUATTARA devant le Conseil Constitutionnel
Mardi 03 novembre 2015.Abidjan. Cérémonie de prestation de serment du Président de la République, SEM Alassane OUATTARA, devant le Conseil Constitutionnel, pour un nouveau mandat de cinq (5) ans, au Palais de la Présidence de la République.
Le 03 novembre 2015, au palais présidentiel, le Président Alassane Ouattara a prêté serment pour un deuxième mandat, conformément à la loi, devant les membres de la Conseil constitutionnel. Une cérémonie qui s’est déroulée devant un parterre de personnalités nationales et étrangères et qui, pour l’histoire, restera marquée et chargée de nombreuses symboliques significatives.

Premièrement, alors que le commun des Ivoiriens s’attendait à une cérémonie festive comme celle du 11 mai 2011 à Yamoussoukro à l’occasion de son accession au pouvoir, le Président Ouattara a pris de court tout le monde. Cela, en optant pour une cérémonie simple mais solennelle, devant un échantillon de personnalités représentatives des Ivoiriens et des amis et partenaires de l’extérieur. Un acte qui donne le ton et laisse entrevoir l’esprit et même la lettre, qui marqueront son deuxième mandat. A savoir, l’avènement d’un Ivoirien nouveau, qui sort du folklore habituel et qui va dorénavant à l’essentiel, par le travail et l’efficacité.

Deuxièmement, c’est l’image d’une Côte d’Ivoire qui peut se retrouver et qui est sur la voie de se retrouver, que cette cérémonie a projetée aux observateurs de l’échiquier socio-politique ivoirien. En effet, y étaient présents en première ligne, entre autres, tous les autres candidats malheureux ayant effectivement participé aux dernières joutes électorales. A cette liste, il faut joindre, à juste titre, Thérèse Houphouët-Boigny, la première “first lady” de la Côte d’ Ivoire. Dont la présence ces dernières années à des cérémonies officielles, peut se compter sur le bout des doigts. Faisant ainsi planer sur la cérémonie et dans l’esprit de tous, le souvenir du père de la nation. Tout cela, permet sans doute, de rêver que la réconciliation des Ivoiriens est désormais du domaine du possible. D’ailleurs, l’engagement que le Président a pris par la suite dans son discours inaugural permet de l’espérer pour un avenir très proche.

Troisièmement, cette prestation de serment a été l’occasion de redonner à la notion de solennité, toute sa véritable signification. En effet, elle nous a permis de sortir des convenances vulgaires qui semblaient avoir pris corps partout et qui balafraient nos cérémonies. Pour cela, il faut saluer l’art et la noblesse de nos juges qui ont su jouer dans un registre irréprochable, tant dans la forme que dans le fond du discours, ainsi que dans les actes. En effet, ils ont permis par leur entregent, de comprendre que, confier un haut poste de responsabilité, qui plus est, celui de la magistrature suprême à un citoyen, exigeait qu’on lui en fît comprendre la symbolique et le poids de la charge. Ainsi, le tocsin a été sonné avec maestria, lorsque le Président de la Conseil constitutionnel, après la prestation de serment de l’impétrant le « renvoie » à « ses fonctions présidentielles ». Comme pour lui dire : « maintenant, tu as l’autorisation d’exercer en tant que Président de la République. Mais, attention ! » L’impétrant comprend là, qu’il n’est pas devenu un dieu, mais doit plutôt demeurer un citoyen parmi les autres, à qui est confiée pour un temps déterminé, la destinée de notre territoire national, de ses habitants et de ses biens.

Toujours dans cette foulée, deux autres choses importantes sont à relever. Il s’agit, en premier lieu du respect du temps du début de la cérémonie et de la concision de son déroulé. En deuxième lieu, il faut souligner l’évacuation de cette cérémonie, de toute prestation artistique.

Une habitude devenue presqu’un rituel obligatoire de nos rassemblements, même les plus solennels. Toutes choses qui tracent, s’il est besoin encore de le relever, sous quels auspices se place ce deuxième mandat.

Quatrièmement, le fond du discours du Président de la République a laissé transparaitre son état d’esprit optimiste pour la suite, lorsqu’il parle de sa joie et sa fierté d’avoir été réélu brillamment et sans encombre par ses concitoyens. Ce qu’il interprète, avec raison, comme étant l’expression la plus explicite d’une notation plus qu’excellente par ceux-ci, de sa gouvernance durant son premier mandat. Toutes choses qui lui donnent la confiance et la détermination qu’il a affichées, de conduire durant ces cinq prochaines années, le navire Ivoire sur des eaux calmes vers un point d’encrage ensoleillé, hors des typhons de la division et de la pauvreté.

Cinquièmement, il y a cette stature de grand homme d’Etat qu’a arborée le Président de la République. En effet, avec courage et sans aucun complexe, il a dit sa ferme volonté de réformer la constitution afin de la débarrasser du ténia ivoiritaire qui a tant constipé et rendu presque moribond notre pays. Ensuite, sa détermination à aller à la réconciliation nationale en prenant, dans les jours à venir, à travers la Commission nationale pour la réconciliation nationale et l’indemnisation des victimes (Conariv), des mesures fortes et symboliques.

En somme, cette cérémonie de prestation de serment du Président Alassane Ouattara, laisse comprendre que son deuxième quinquennat, sera celui de la réconciliation nationale, de l’avènement de l’Ivoirien nouveau et de l’entrée de notre pays dans le cercle des pays émergents. Vivement que les Ivoiriens et les habitants de la Côte d’Ivoire en saisissent la portée et l’y accompagnent pour notre bonheur à tous !

NURUDINE OYEWOLE
COMMUNICATEUR

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