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Société Publié le mercredi 29 mars 2017 | Pôle Afrique

Haute cour de justice, Nécessité de sa mise en place, la société civile indépendante, sollicitée

© Pôle Afrique Par JA
C​onférence de l’initiative citoyenne pour une réforme constitutionnelle transparente, inclusive et consensuelle
Une ​conférence de l’initiative citoyenne pour une réforme constitutionnelle transparente, inclusive et consensuelle ​a eu lieu ​l​e mardi 28 juin par la Fondation Friedrich Naumann, à son siège, en collaboration avec l’association CIVIS-CI et du Groupe de travail de jeunes pour la gouvernance et les droits de l’homme. ph : Dr Kouamé Christophe
Le principe de l’égalité des citoyens devant le droit, l’inexistence de certaines institutions juridictionnelles au cœur d’une conférence-débat organisée par l’Association Citoyens et Participation (CIVIS-Côte d’Ivoire).

Les Ivoiriens sont-ils tous égaux devant la justice ? Voilà la question au cœur des échanges des participants de la conférence-débat organisée ce mardi 28 mars par CIVIS-Côte d’Ivoire de Dr Kouamé Christophe.

« Chaque ivoirien quel que soit son statut doit pouvoir répondre des actes qu’il pose selon les textes prévus par la loi, la volonté générale. Mais nous constatons que les juridictions qui devraient connaitre les affaires des gouvernants n’existent pas. Subséquemment ces derniers échappent à la justice répressive lorsqu’ils commettraient des infractions » fait constater Geoffroy-Julien Kouao, analyste politique. Pour ce juriste, « il serait bien de mettre des institutions fortes en place notamment la haute cour de justice.»

Une haute cour de justice comme le souhaite le peuple souverain à travers la Constitution. « Nous faisons un plaidoyer pour la mise en place effective de cette institution pour l’égalité des citoyens devant la loi » explique Dr Christophe Kouamé, président du Civis-ci.

Une volonté souveraine qui semble se heurter à la volonté politique selon les participants. « Ni les ministres, ni le Président ne sont au-dessus de la volonté du peuple et donc ils ne peuvent pas se permettre, au regard d’une quelconque volonté politique, de mettre ou ne pas mettre en place une disposition voulue par le peuple et inscrite dans la Constitution » rappelle Dr Geoffroy-Julien Kouao.

Le représentant du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, et des Droits de l’Homme, N’djemou De Achille, n’en disconvient pas faisant savoir que, « le Chef de l’Etat a pris l’engagement de respecter la Constitution. Mais à qui appartient de rappeler au Président qu’il doit la respecter ? » interroge N’Djemou De Achille, conseiller Technique du Ministre de la Justice.

« Le peuple, la société civile » lance les participants. Le débat est alors relancé. A-t-on une société civile forte? « Plus ou moins » selon Dr Christophe Kouamé du Civis-ci. « Je ne dirai pas que la société civile ivoirienne n’est pas forte mais je dirai plutôt que le leadership global de la Côte d’Ivoire ne permet pas une éclosion forte de la société civile, c’est seulement en menant des actions qu’on pourrait la rendre forte » préconise-t-il.

«La société civile a certes beaucoup d’insuffisances mais ses mérites sont plus nombreux. Il faut l’encourager. Il n’est pas évident de demander de l’aide au pouvoir public et poser des actes qui vont contrarier ce même pouvoir. Elle doit prendre ses distances avec les politiques et chercher son indépendance» propose Dr Geoffroy-Julien Kouao.

Ouvrir le Débat, faire le débat public là où les politiques ne veulent pas en faire, anticiper sur la mise en place de la haute cour de justice pour confirmer l’existence de cette juridiction exceptionnelle. C’est là la stratégie du Civis-ci « pour amener tout citoyen à se préparer à rendre compte» a-t-il conclu.

Salimatou DIA
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