PUBLICITÉ

Politique Publié le dimanche 16 décembre 2018 | APA

CPI : « Dieu a ouvert la porte » et « par cette porte là, Gbagbo sortira» (Simone Gbagbo)

© APA Par Anon D
Les populations de Gagnoa au domicile de l`ex première dame Simone Gbagbo
Les populations de Gagnoa avec à leur tête plusieurs cadres dont Guikahué et Djédjé Bagnon apportent leur soutien à Simone Gbagbo, ce jeudi 30 aout 2018.
L’ex-Première dame de Côte d'Ivoire, Simone Ehivet Gbagbo, a déclaré vendredi à Abidjan que « Dieu a ouvert la porte » et Laurent Gbagbo, son époux, détenu à La Haye pour crimes contre l’humanité « sortira » par cette porte, à la résidence de l’ex-président ivoirien.

« Dieu a ouvert la porte et cette porte, elle ne se refermera pas. Et par cette porte là, Laurent Gbagbo lui-même sortira, voyez-vous aujourd'hui, on en est là », a dit Simone Gbagbo, face à des militants qui ont pris d’assaut la résidence dans le but de célébrer la libération provisoire de leur mentor.

L’annonce officielle, dira-t-elle, n’a pas encore été faite par la Cour pénale internationale (CPI), qui devrait rendre son verdict ce jour à la suite de la requête de la défense qui demande la « libération » de ses clients (MM. Gbagbo et Blé Goudé), « mais la joie est débordante et donc elle se manifeste ».

Selon l’ex-Première dame de Côte d'Ivoire, par cette porte que Dieu a ouvert sur la vie de la Nation ivoirienne, tous les exilés vont passer pour rentrer en Côte d'Ivoire. En outre, cela augure « la rosée du ciel » sur le pays et cela a commencé à descendre.

« Les déserts vont de nouveau fleurir, on aura de nouveau des fleuves dans ces déserts (de la Côte d'Ivoire) et la joie qui a commencé ne s’arrêtera plus, nous serons en joie et 2019 sera une année de grande délivrance et de grande joie », a-t-elle proclamé.

Elle a félicité les militants et les sympathisants du Front populaire ivoirien (FPI), qui lui ont donné l’occasion de sublimer cette reconnaissance à Dieu par des chants d’allégresse, car ce qui se passe actuellement en Côte d'Ivoire est « merveilleux ».

Mme Gbagbo s’est dit confiante, au travers d’un cantique religieux, que la Cour pénale internationale (CPI) ne peut garder son époux, en attente du verdict de la juridiction sur la requête de libération provisoire de l’ex-président.

Avec des danses et accolades, sous des rythmes musicaux, plusieurs personnes massées à la résidence de M. Gbagbo, à Cocody, dans l’est d’Abidjan, ont manifesté bruyamment ce vendredi leur joie après l’annonce d’une libération provisoire de leur mentor sur les réseaux sociaux.

« Gbagbo est libre », lance un militant vêtu d’un pagne à l’effigie du leader politique, détenu à La Haye depuis sept ans pour crimes contre l’humanité suite aux violences postélectorales perpétrées de décembre 2010 à avril 2011.

« Vraiment, c’est un sentiment de joie démesuré qui habite tout mon corps, ce jour, je l’attendais très longtemps », affirme Alain Koudou, qui a son coup arbore une écharpe Orange, Blanc et vert, couleur du drapeau ivoirien.

Pas cadencés, Gbalet Seri, elle, témoigne la gloire à Dieu. « Gbagbo ne retournera plus jamais à la CPI (Cour pénale internationale), les portes de la prison vont se fermer derrière lui, et cela ne se répétera plus jamais pour un président ».

« Gbagbo libre ! L’info de sa libération n’est pas confirmée par la CPI. La CPI n’a rendu à ce jour aucune décision », a écrit Rodrigue Dadjé, avocat de Simone Ehivet Gbagbo, sur sa page Facebook. Dans plusieurs communes d’Abidjan, la joie s’était également emparée des militants.

Après avoir chanté et dansé sous des notes religieuses, les militants, venus témoigner leur encouragement et leur fidélité au couple Gbagbo, sont repartis. L’ambiance était festive comme un jour de fête, dans l'attente d'une libération provisoire de l'ex-président.


AP/ls/APA

Réagir à cet article

PUBLICITÉ
PUBLICITÉ

Playlist Politique

Toutes les vidéos Politique à ne pas rater, spécialement sélectionnées pour vous

PUBLICITÉ