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Société Publié le jeudi 24 janvier 2019 | Abidjan.net

CPI: La décision d’acquittement de Laurent Gbagbo et Blé Goudé n’est pas définitive (Avocate des victimes)

© Abidjan.net Par Atapointe
Conférence de presse de l`avocate des victimes ivoiriennes à la CPI
Abidjan le 23 janvier 2019. Paola Massida, avocate de sur victimes Ivoiriennes à la CPI a animé une conférence de presse ce mercredi à la maison de la presse
Dans une conférence de presse ce mercredi 23 janvier 2018, à Abidjan, Me Paolina Massida, avocate des victimes dans le procès Laurent Gbagbo - Blé Goudé, a indiqué que la décision d’acquittement des deux accusés prononcée par la Chambre de première instance le 15 janvier dernier n’est pas définitive.

Selon l’avocate des victimes, cette décision étant susceptible d’appel, elle ne peut donc être considérée comme définitive. Paolina Massida a réaffirmé la volonté des victimes de voir le procès se poursuivre, car dira-t-elle, ’’ les victimes attendent que leur quête de justice soit entendue par la Cour Pénale Internationale’’.

Sur le question du maintien en détention de Laurent Gbagbo et Blé Goudé en depit de leur acquittement par la Cambre de première instance, Paolina Massida a dit ’’qu’il ne s’agit ni d’une incohérence ni d’une injustice’’, mais que cela est prévu par le Statut de Rome. Contrairement aux propos du président Cuno Tarffuser indiquant que l’accusation n’a pas fourni de preuves pouvant amener à condamner les deux accusés, l’avocate des victimes estime pour sa part, que ’’les éléments de preuves sont suffisants pour continuer le procès’’.

La Représentante des victimes a insisté sur le fait qu’elle plaiderait pour le maintient en détention de Laurent Gbagbo et Blé Goudé. Ou au mieux en cas de libération que cela se fasse sous certaines conditions notamment que les deux accusés restent en Europe de préférence dans un pays non loin de la CPI. La déclaration d’engagement écrite par les deux personnalités indiquant leur intention de se présenter devant la Cour en cas de reprise du procès en appel ’’n’a pas de force légale’’, a argué l’avocate des victimes.

Paolina Massida séjourne en Côte d’Ivoire dans le cadre de ses consultations avec les victimes de la crise postélectorale 2010.

Elisée B.

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