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Société Publié le vendredi 7 mai 2021 | Le Nouveau Réveil

Interruption de la fourniture de l’électricité / Le ministre Thomas Camara : « C’est un problème conjoncturel dû à une série d’incidents »

© Le Nouveau Réveil Par Atapointe
Coupure régulière d`électricité : Conférence de presse du ministre des mines, du pétrole et de l`énergie
Abidjan le 07 Mai 2021. Le ministre des mines, du pétrole et de l`énergie , Thomas Carama, était face à la presse ce jeudi pour faire des précisions sur la situation de coupure régulière d`électricité actuellement en Côte d’Ivoire.
La Côte d’Ivoire, depuis le mois d’avril, ne parvient plus à assurer la continuité de la fourniture de l’électricité aux Ivoiriens. Cette situation qui impacte fortement la vie des Ivoiriens et l’économie dans son ensemble a conduit le ministre de l’Energie à monter au créneau pour expliquer aux Ivoiriens les causes de ce phénomène qui a semblé surprendre l’Etat de Côte d’Ivoire « La production de l’électricité au plan national a été fortement impactée depuis novembre 2020 et ce jusqu’à maintenant par des incidents techniques imprévus importants sur nos outils de production de l’électricité, notamment les outils de production thermique d’électricité. Pour compenser ces incidents, ce manque d’électricité lié à ces incidents techniques, nous avons dû utiliser à fond la production hydraulique d’électricité. Cela a conduit à la baisse du niveau d’eau dans les barrages hydro-électriques. Aussitôt, on est rentré dans la saison sèche et le niveau d’eau dans les barrages n’est pas encore remonté si bien que la capacité de production électrique par l’hydraulique est réduite en raison du niveau d’eau qui est insuffisant. Et par la suite, plusieurs incidents ont eu lieu. Récemment, nous avons déploré un incident le 12 avril 2021, un autre le 20 avril et encore un autre récemment le 30 avril. Et les incidents sur les outils de production et sur les lignes de haute tension. Toute cette situation a contribué à aggraver le déficit de production électrique et nous a amené à rationner la distribution de l’énergie électrique produite donc en quantité insuffisante » a révélé, hier, le ministre du Pétrole qui, comme solution à cette crise énergétique, a annoncé qu’ils ont dû « faire fonctionner la production thermique au maximum de ses possibilités en convertissant certaines machines qui utilisaient le gaz naturel au combustible liquide Hvo. Nous consommons actuellement du Hvo pour faire fonctionner la capacité de production thermique au maximum de ses possibilités ». En plus, selon le ministre, pour combler le déficit, « il est produit aujourd’hui 8MW de plus ». Et d’ajouter « Nous avons accéléré les travaux de construction d’une nouvelle centrale thermique, d’une nouvelle machine de production thermique qui va entrer en production en juillet-août. Nous accélérons la production de gaz naturel associée à cette machine qui produira l’énergie. Nous avons réduit considérablement la quantité d’électricité exportée vers les pays de la sous-région compte tenu du fait qu’en interne, la production nationale ne suffit pas. Nous avons donc réduit considérablement ce qu’on exporte » a-t-il précisé. Pour le ministre, cette situation est passagère et ne pourrait durer que d’avril à juillet. « Ce n’est que conjoncturel. Selon nos prévisions, nous devons avoir un retour à la normale dans deux mois, c’est-à-dire au mois de juillet et nous retrouverons complétement notre équilibre. Ce n’est donc pas un problème structurel. C’est un problème conjoncturel dû à une série d’incidents que nous avons eus et à l’utilisation de l’électricité hydraulique ». Pour amortir ce choc, le ministre a annoncé que la Côte d’Ivoire a réduit la quantité d’électricité importée. « Nous exportions 200 Mw vers les pays de la sous-région. Aujourd’hui, nous avons réduit cela à 60 MW ». Le Directeur général de la Cie, Amadou Bakayoko, a indiqué les principes de gestion des heures de coupure du courant qui se fera, selon lui, pour les ménages essentiellement la journée « Nous travaillons sur une plage pouvant aller jusqu’à 6 heures d’interruption en cumulé, l’idée étant de pouvoir permettre que dans une journée, les populations soient impactées de 6h, des plages qui pourraient aller de 6h à 12h, de 12h à 18h et potentiellement de 18h à minuit en sachant que la priorité va être donnée à ce que les interruptions se fassent essentiellement la journée. Pour les industriels, un programme a été mis en place également. Nous avons convenu avec eux d’un nouveau programme avec des tranches de 16h qui correspondent à 2/4 de fonctionnement de 8h pour reprendre un rythme de travail acceptable ».

FRANÇOIS KONAN

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