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Politique Publié le mercredi 19 mai 2021 | APA

Le juge rejette la demande de liberté provisoire des pro-Soro

© APA Par Atapointe
Ouverture du procès de Guillaume Soro et de certains de ses proches
Abidjan le 19 mai 2021. Le procès de l’ex président de l’assemblée nationale Guillaume Soro et certains de ses proches s`est ouvert devant le tribunal criminel d’Abidjan.
Le procès de l’ancien président de l’Assemblée nationale ivoirienne Guillaume Soro et 19 de ses proches accusés de « complot et atteinte à l’autorité de l’Etat et à l’intégrité du territoire national » s’est ouvert, mercredi, devant le Tribunal criminel d’Abidjan.

Lors de cette première journée d’audience, la défense a sollicité une « liberté provisoire immédiate» de certains accusés qui a été rejetée par le Tribunal.

En effet, le président du Tribunal criminel, le juge Charles Biny a rejeté l’ouverture d’une nouvelle information judiciaire et cette demande de liberté provisoire formulée par la défense, estimant que celle-ci est «mal fondée ».

Cependant, le président du Tribunal a accédé à la communication des pièces exigées par les avocats de la défense et a renvoyé l’audience au 26 mai prochain.


« Nous sollicitons, qu’il vous plaise monsieur le président, une demande de liberté provisoire pour nos clients Alain Lobognon, Soul To Soul, Rigobert Soro, Félicien Sékongo et Simon Soro conformément à un arrêt de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples datant d’avril 2020», avait plaidé auparavant, Me Souleymane Diallo, l’un des avocats de la défense.

Par ailleurs, il avait soulevé dès l’entame de l’audience, une série de préalables dont le contre interrogatoire de Sinaly Silué, le directeur général de l’autorité nationale de l’aviation civile (Anac) qui est l’un des témoins principaux de cette affaire.


Dans la même veine que son confrère, Me Raoul Gohi Bi, un autre avocat de la défense, a dénoncé un « procès biaisé».

« Déjà nous avons l’impression exacte de ce que ce procès est biaisé. Dans un procès pénal c’est la défense seule qui a plus de droit que l’accusation. Ici c’est le contraire. C’est un procès politique », a-t-il critiqué.

Quant au procureur de la République Adou Richard Christophe et Me Abdoulaye Ben Méité, l’un des avocats de l’Etat de Côte d’Ivoire, ils se sont farouchement opposés à ce plaidoyer de la défense, estimant « qu’aucun élément ne justifie cette demande de liberté provisoire ».


« Comment pouvez-vous imaginer que dès l’entame du procès, on fait valoir des exceptions comme c’est le cas ? », s’est interrogé Me Méité, estimant que l’attitude de la défense est une « fuite en avant ». Quatorze prévenus sur vingt comparaissent dans ce procès qui s’est ouvert devant une salle comble du Tribunal criminel d’Abidjan.

Les accusés de ce procès sont Guillaume Soro, ex-président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Alain Lobognon, Affoussiata Bamba Lamine, Koné Kamaraté Souleymane, Kassi Kouamé Jean-Baptiste, Zebret Souleymane, Kamagaté Adama, Silué Neguerdjomon Emmanuel, Bamba Souleymane, Dosso Seydou, Koné Ardjouma, Traoré Lamine, Fofana Kouakou, Soro Yedjossigué Simon, Sékongo Kouleyeri Simon, Traoré Babou, Sess Soukou Mohamed, Touré Moussa, Issiaka Fofana et Soro Porlo Rigobert.


Guillaume Soro, l’ancien patron de l’hémicycle ivoirien et d’autres accusés absents à ce procès, dont l’ex-ministre Affoussiata Bamba Lamine, seront jugés par contumace.

La plupart des personnalités poursuivies dans cette affaire, a été arrêtée depuis le 23 décembre 2019, date du retour avorté de M. Soro à Abidjan.

LB/ls/APA
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