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Art et Culture Publié le mardi 7 septembre 2021 | Le Nouveau Réveil

Déprogrammation du film "Djagassa" au cinéma Majestic : Cinéastes et cinéphiles expriment leur colère

© Le Nouveau Réveil Par DA
Avant-première du film ‘’Djagassa’: Alain Lobognon : « Avec vous, c’est le cinéma ivoirien qui renaît »

La direction du cinéma Majestic a décidé de déprogrammer le film "Djagassa", qui sensibilise contre le travail des enfants dans les mines, parce que ‘‘des internautes critiquent la politique du cinéma Majestic’’. Cette décision n’est pas du goût de la promotrice du Festival international du film des lacs et lagunes (Festilag), Naky Sy Savané. ‘‘Le cinéma Djagassa ! Cinéma du présent, et du futur avec nos moyens !’’ doit revenir au peuple. Car, a-t-elle déclaré, notre peuple, même pauvre, a besoin et a droit au rêve. C’est pourquoi, dans un texte baptisé « Djakassa » et abondamment diffusé sur les réseaux sociaux, la comédienne réclame « le cinéma pour notre peuple ».


A en croire Naky Sy Savané, le Festilag et son équipe ont fait leur combat la réouverture des salles de cinéma populaire construites par nos parents. Dans son texte, la comédienne ivoirienne présente l’exemple de feu Santia, un promoteur privé de la ville d’Odienné, qui, à lui seul, a construit deux (2) salles de cinéma dont un dans son village le Kabadougou et l’autre Saguidiba à Yopougon la belle. « Feu Santia n’est pas allé à l’école. Il n’est pas cinéaste. Et, il n’était pas le seul, car la Côte d’Ivoire comptait près de 80 salles de cinéma, mais hélas, ces salles sont devenues des églises et supermarchés », a-t-elle déploré.


En colère et soucieuse d’offrir une opportunité au cinéaste de présenter son film aux Ivoiriens, Naky Sy Savané a proposé de procéder à l’ouverture de la 9ème édition du Festilag, qui se tiendra du 23 au 27 novembre 2021, avec le film "Djagassa". « (…) J’ai le plaisir de vous annoncer le Film d’ouverture du prochain Festilag : Djagassa !!! Djagassa !!! De Hyacinthe Hounsou Champion ! Allons chez nous. On peut tout dire du chimpanzé, mais ses parents vont l’aimer ! C’est chez nous qui est doux », a-t-elle conclu.


SERGE AMANY

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