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Société Publié le mardi 2 novembre 2021 | AIP

Les pratiques ordaliques interdites dans le département de Biankouma

Les chefs coutumiers de Biankouman ont reçu instruction d’interdire dans les villages, le recours aux pratiques ordaliques ou “épreuves de vérité” pour démasquer les sorciers dans les villages du département.


Cette forte recommandation aux chefs traditionnels a été faite, lundi 1er novembre 2021, par le commandant de la brigade de gendarmerie, l’adjudant chef Akpoué Koffi Kan et le commissaire de police, Bamba Mamadou, à la salle de réunion de la sous préfecture de Biankouma au cours d’une rencontre, en présence du sous-préfet Aliali N’dri Hervé.

Ces mesures préconisées par les forces de l’ordre font suite à des pratiques ordaliques occasionnant des troubles dans les villages du département, avec la volonté surtout des jeunes de retrouver les supposés coupables de décès d’un proche, procédant ainsi au port du cercueil ou ayant recours à des féticheurs pour démasquer de prétendus auteurs.

La sécurité présente à Biankouma a évoqué pour exemple le cas de décès d’un jeune dans le village de Yaloba dans la sous préfecture de Kpata où la jeunesse s’est retrouvée à tout saccager parce que culpabilisant les sorciers d’en être à l’origine. Les gendarmes sont intervenus pour rétablir l’ordre et procédé à l’ inhumation du défunt.


Face à l’ampleur de la situation, l’adjudant chef Akpoué Koffi Kan a indiqué aux chefs qu’en vertu du code pénal, toutes les formes de sorcellerie, de pratiques ordaliques dites “épreuves de vérité” destinées à démasquer les sorciers, sont formellement interdites et punies par la loi.


Aussi a-t-il prescrit aux populations de Biankouman à recourir à la justice comme le dispose la loi, en cas de sorcellerie avérée, les mettant en garde contre toutes formes de récidives.


La pratique de l’ordalie consiste à désigner la personne supposée coupable de la mort d’un tiers en cognant violemment cette dernière ou sa maison si elle est absente, avec le cercueil contenant les ongles, les cheveux et un pan de l’habit du défunt porté par quatre individus, détruisant tout sur son passage, indique-t-on.

(AIP)

cn/ebd/tm

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