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Société Publié le dimanche 7 novembre 2021 | AIP

Le REPMA lance une campagne de sensibilisation contre l'apatridie en Côte d’Ivoire

© AIP Par DR
Le REPMA lance une campagne de sensibilisation contre l'apatridie en Côte d’Ivoire

Le Réseau des professionnels des médias pour la lutte contre l’apatridie (REPMA) a annoncé le démarrage, dans les jours à venir, d’une campagne de sensibilisation.


Le but est d’accentuer la lutte contre l’apatridie en Côte d’Ivoire qui enregistre près de 1 600 000 personnes à risque.


L’annonce a été faite vendredi 5 novembre 2021, à la Maison de la Presse d'Abidjan, au Plateau, par le président national du REPMA, Frédéric Bouikalo, lors d’une rencontre avec la presse, autour d’une conférence. Celle-ci portait sur le thème « Lutte contre l’apatridie, après la conférence régionale de 2015 à Abidjan, quel est l’état des lieux en Côte d’Ivoire et quelle stratégie pour l’atteinte des objectifs de 2030 ? ».


La campagne de sensibilisation qui se fera à travers une première tranche de 35 Radios diffusants dans les régions du Sud-Comoé et des Grands Ponts, va s’articuler autour de messages radiophoniques portant sur le thème « Droit à la nationalité pour tous », a indiqué M. Bouikalo.


L’initiative du Réseau reçoit l’appui financier et technique du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) en Côte d’Ivoire et de l’Association des femmes juristes, engagées dans la défense des droits de l’Homme.


L’Institut national de la statique (INS) estime que près de 1 600 000 personnes en Côte d’Ivoire sont à risque d’apatridie à des échelles moindres, selon une enquête réalisée entre 2018 et 2019, diligentée par le HCR. Mais 15 000 personnes dans ce groupe sont à risque d’apatridie très élevé, avec un taux élevé en zone rurale, précisément dans le Boukani, à Boundiali, Man, Danané et Agboville, qu’en zone urbaine.


L’organisme onusien accompagne l’Etat ivoirien le cadre de l’éradication de l’apatridie, a annoncé le conférencier, Djaha Konan Francis, juriste administrateur national de protection auprès du HCR. L’objectif actuel du HCR étant d’aider ces 15 000 personnes à soit obtenir une nationalité ou soit déclarées des personnes apatrides.


L’apatride, c’est l’individu qui n’a pas de nationalité, qui a des difficultés ou qui est dans l’impossibilité de prouver qu’il est d’un quelconque pays. Il est sans patrie, sans nationalité.


Le représentant du HCR a noté une « avancée notable et une volonté de l’Etat ivoirien d’éradiquer la question de l’apatridie d’ici à 2024 », traduites par des actions posées. Il a énuméré la loi de 2013 prise pour attribuer la nationalité par déclaration aux personnes dont les parents sont arrivés en Côte d’Ivoire avant l’indépendance ou juste après, la circulaire interministérielle instaurant des commissions nationales d’éligibilité au statut d’apatride ainsi que la mise en place d’un vaste programme de modernisation du système d’état civil et d’identification.


Pour finir, le représentant du HCR a relevé que « la Côte d’Ivoire fait partie des pays qui ont le plus de réalisations en matière de lutte contre l’apatridie ». Mais, a-t-il poursuivi, la dernière réforme qu’attend l’Institution, c’est la modification du code de la nationalité pour créer une ouverture et permettre à ce que des individus puissent facilement bénéficier de la Carte nationale d’identité de Côte d’Ivoire.


(AIP)


eaa/cmas

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