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Économie Publié le vendredi 18 février 2022 | Reuters

La Côte d’Ivoire représente mondialement 2.5% des volumes transformés de cajou , annonce un plan d’aide aux transformateurs nationaux

© Reuters Par FN
Mankono: lancement de la campagne de sensibilisation sur l’amélioration et la préservation de la qualité des noix brutes de cajou
Mankono le 02 février 2022. La campagne de sensibilisation des acteurs de la filière anacarde sur l’amélioration et la préservation de la qualité des noix brutes de cajou a été lancée ce vendredi, dans la région du Bélier.

La Côte d’Ivoire est devenue ces dernières années, le premier producteur mondial de noix de cajou brutes avec une production annuelle d’environ 1 million de tonne, mais reste un très petit transformateur de noix de cajou avec en 2021 seulement 2.5 % de la part mondiale de cajou transformée, derrière le Vietnam à 53%, l’Inde à 28 % et le Brésil à 3 %.

 

En termes d’exportation, la Cote d’Ivoire est devenue en 2021, troisième exportateur mondial d’amandes de cajou, juste devant le Brésil qui consomme localement la moitié de son volume transformé, le reste étant exporté. 

 

Face à cette situation le gouvernement ivoirien compte lancer d’ici deux semaines, un plan d’aide aux transformateurs nationaux de cajou afin d’augmenter sensiblement les volumes de production d’amandes de cajou, a dit à Reuters, mercredi une source au gouvernement.

 

Selon cette source, le plan qui est en discussion et dont les décisions sont à 90% arrêtées, prévoit d’accorder une augmentation de la subvention étatique aux transformateursnationaux, de faciliter l’accès de ces derniers aux noix brutes et surtout de leur faciliter l’accès au financement bancaire grâce à la mise en place d’un fonds de garantie de plus de 20 millions de dollars.

 

Ces avantages, devraient permettre de pallier aux difficultés que rencontrent actuellement les 20 transformateurs nationaux, dont seulement 4 sont en capacités d’opérer, mais à perte. Les 16 autres nationaux sont en cessation d’activité, dont 8 par manque de financement et 8 autres en raison de leurs outils de production devenu non opérationnel, comme le révèle une étude du gouvernement. En fin d’année 2021, 2 transformateurs nationaux ont fait faillite.  « Aujourd’hui, ces 16 transformateurs sont au bord de la faillite et attendent l’aide de l’Etat pour se relancer » a affirmé un transformateur Ivoirien.

 

Grace à ce plan d’aide combiné a d’autres initiatives du secteur privé, le gouvernement ivoirien espère atteindre d’ici 2025-2026 une transformation de noix de cajou qui représentera 50% de sa production nationale, ce qui le hisserait au niveau du Vietnam en termes de performance.

 

« La Côte d’Ivoire est 3e exportateur mondial d’amandes de cajou mais le bon indicateur est le volume transformé, qu’il soit exporté ou consommé localement. En Cote d’Ivoire, nos volumes transformés sont insignifiants si on les compare aux leaders qui consomment localement la noix de cajou. Cela ne représente que 2.5% de la part mondiale de cajou transformé. On parle de 140 000 tonnes de noix brutes transformées pour la Cote d’Ivoire alors que le Vietnam est à plus de 2 millions de tonnes, l’Inde à 1.5 millions de tonnes et enfin le Brésil à 150 000 tonnes. Il faut accélérer la transformation pour augmenter les volumes » a déclaré un industriel dont la société est aussi en difficulté.

 

Un autre transformateur de cajou indique « la campagne a commencé et nous attendons toujours que ce plan pour la transformation soit dévoilé, nous espérons que celui-ci nous aidera à reprendre nos activités qui sont pour l’instant à l’arrêt, nous ne savons pas combien de temps nous allons tenir, surtout que l’activité de transformation de cajou en Côte d’Ivoire est aujourd’hui structurellement déficitaire".

 

Selon les industriels ivoiriens du cajou, toutes les entreprises qui travaillent dans la transformation, opèrent en pure perte à cause du manque de compétitivité vis à vis des concurrents Asiatiques.

Cependant, ils estiment que le potentiel de croissance du secteur reste énorme si les problèmes de financement et d’accès aux noix brutes sont réglés.

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