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Économie Publié le jeudi 14 avril 2022 | APA

Côte d'Ivoire: la FAO va former des mareyeuses sur la gouvernance des pêches

APA-Abidjan (Côte d'Ivoire)- L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) envisage de former des mareyeuses, en Côte d'Ivoire, sur la gouvernance des pêches, notamment le leadership féminin, la comptabilité simplifiée et la gestion financière. 


Cette formation vise à faire de ces mareyeuses de véritables managers et leurs coopérations, des entreprises qui puissent présenter un résultat d'exploitation en vue de bénéficier de financements et opérer efficacement sur les marchés.  


L'annonce a été faite, mercredi, par Mme Fatou Sock, coordonnatrice régionale du projet Initiative pêche côtière, composante Afrique de l'Ouest (IPC-AO), lors d'une visite du débarcadère de pêche Mohammed VI de Locodjro, situé dans l'Ouest d'Abidjan.


La coordonnatrice régionale FAO du projet IPC-AO, en visite dans ce débarcadère, un site pilote de l'organisation a évoqué également des formations sur les approches systémiques des pêches, les directives volontaires sur la pêche artisanale et le genre. 


Il s'agira de faire un renforcement des capacités des femmes aussi bien sur le volet gouvernance que sur le volet chaîne des valeurs, a-t-elle dit. Et ce, dans un contexte, où ces femmes ont moins de ressources pour booster leurs activités.


"Les femmes, au niveau de la pêche artisanale, ont des charges très très lourdes et qui sont souvent pas mises en valeur ou faiblement appréciées". Plusieurs, avec cette activité, prennent en charge leur famille et l'éducation de leurs enfants.  


Pour Mme Fatou Sock, cette visite était surtout pour écouter les mareyeuses du débarcadère de Locodjro et dans un élan participatif, apporter des réponses à leurs défis. Les mareyeuses ont soulevé un problème d'approvisionnement en poissons. 

Face à ce défi d'accès à la ressource et à la saisonnalité en termes d'approvisionnement, les mareyeuses ont sollicité des vedettes ou des pirogues pour pouvoir avoir régulièrement du poisson.  


Selon Hypolithe Beugré, le président des bouchers-marins, "ici la pêche est saisonnière et avec des vedettes, une pêche quotidienne est possible". Avec cette saisonnalité, ils ont seulement trois mois de travail, ce qui rend moins rentable leur activité.   


Le débarcadère de Locodjro, fuit de la coopération entre l'Etat de Côte d'Ivoire et le Royaume du Maroc, est équipé de 18 fours FTT, mais seulement "deux ou trois marchent" en plus du déficit d'approvisionnement en ressources pour pouvoir l'exploiter pleinement.  


Ces femmes ont des difficultés pour accéder aux marchés et "dans les formations que nous allons faire, nous allons voir comment renforcer la qualité des produits et améliorer l'accès aux marchés", a-t-elle poursuivi. 


M. Lama Bakayoko, le gestionnaire du débarcadère de Locodjro, a fait savoir que l'objectif de ce site est de produire 3.000 tonnes de poissons par an. De 555 tonnes en 2018, la production est aujourd'hui estimée à 782 tonnes, soit 26% de l'objectif escompté. 

Pour sa part, la doyenne des mareyeuses, Isabeth Abo, une formatrice, a souligné qu’avec les fours FTT promus par la FAO, les femmes n'auront plus de problème de santé, notamment au niveau des yeux du fait de la fumée. En outre, la qualité du bois utilisé met à l’abri de maladies cancérigènes. 


A ses côtés, Mme Fatou Sock, a des consultants aussi bien au niveau international que national, juristes et d'autres consultants en gouvernance des pêches, qui prennent part à cette mission pour appuyer les activités sur les plans d'aménagement. 


Au niveau de la chaîne de valeur, la FAO appuie le site de Locodjro, notamment les quatre coopératives du site. Cet accompagnement se traduit par des formations sur les bonnes pratiques d'hygiène et de fabrication, avec l'utilisation des fours FTT.  


Sur ce site, est présent en continu un consultant en chaîne des valeurs, aux côtés des femmes et des formatrices de Locodjro. Aujourd'hui, leurs expertises sont reconnues au niveau sous-régional dans le domaine du filage des poissons avec l'utilisation des fours FTT. 


"C'est vraiment les leaders en termes d'expériences et d'expertises", a lancé Mme Fatou Sock. Ainsi, les mareyeuses de Sassandra (Sud-ouest ivoirien), un autre site pilote en Côte d'Ivoire, sont venues faire la formation au débarcadère de Locodjro. 


"De cette même façon, on va amener les femmes de Locodjro pour qu'elles aillent former les femmes de la communauté rurale de Dionewar", dans l'Ouest du Sénégal, où les fours FTT ont été initiés par la FAO.  


La coordonnatrice régionale du projet Initiative pêche côtière-Afrique de l'Ouest (IPC-AO), était également accompagnée par des membres du bureau des affaires juridiques de la FAO au niveau du bureau sous-régional Afrique de l'Ouest. 



AP /ls/APA

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