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Société Publié le jeudi 3 novembre 2022 | Le Nouveau Réveil

Adjamé 220 Logements : Les riverains crient à l’expropriation et accusent…

Que se passe-t-il à Adjamé 220 Logements entre les riverains de cette cité et un opérateur. En tout cas cette affaire des plus rocambolesques n’a pas fini d’étonner plus d’un. Dans ce litige foncier, par deux fois, la justice a donné raison aux riverains, mais malgré cela, le promoteur s’en tête, vaille que vaille, à spolier les riverains de leur bien. De quoi s’agit-il ? Au cours d’une conférence de presse animée par le porte-parole du Syndicat des propriétaires du lotissement d’Adjamé nord et sud de la SICOGI, Marcel Taba, le 22 octobre dernier, explique :


« En 2003, nos prédécesseurs à la tête du syndicat, avec l’accord des populations, dans le souci de maximiser nos recettes pour pouvoir procéder à l’entretien et à la sécurisation de notre cité, ont demandé que nous puissions diversifier nos sources de revenus pour que nous puissions faire face aux tâches de la cité. Autorisation a été donnée au bureau du syndicat de 2003, à l’effet d’initier un contrat avec des promoteurs privés pour nous permettre d’avoir des ressources. En 2003, avec Monsieur Reda Abdel Youssef, le syndicat a signé par devant notaire un bail à construction qui doit durer 18 ans. Le ministère de la Construction nous a donné le permis de construire, ledit permis porte le nom du syndicat et a été signé le 23 juillet 2003 par Assoa Adou). Malheureusement, au terme des dix-huit (18) ans, qui sont arrivés le 16 juillet 2021, monsieur Reda Abdel Youssef refuse de nous donner les clés des vingt-deux (22) magasins qu’il a construits et qu’il a exploités pendant dix-huit (18) ans ». Il ira plus loin : « A la date de juillet 2021, monsieur Reda Abdel Youssef, au lieu de nous donner les clés de nos bâtiments, nous envoie une lettre de protestation par voie de son avocat pour dire que nous ne sommes pas propriétaires des bâtiments et que nous l’avons trompé, nous lui avons fait croire que nous étions les propriétaires. Donc pendant 18 ans, il a exploité et c’est le 29 juillet, après que le contrat est arrivé à terme que monsieur Reda Abdel Youssef dit que nous ne sommes pas propriétaires de l’espace qui porte le titre foncier 29 904 que la SICOGI nous a mis à disposition lorsque nous rentrions en pleine propriété en 1988. Donc monsieur Reda nous conteste notre titre de propriété par voie d’huissier. »


Dans les deux procès, le promoteur est débouté. Mais il ne s’arrête pas là selon Marcel Taba. « Nous nous retrouvons devant la Cour d’appel du Tribunal du commerce à Attoban où monsieur Reda continue de nous contester notre qualité de propriétaire de l’espace. La SICOGI fait un deuxième courrier en allant plus loin sur la propriété dont nous disposons. Avec ce courrier, nous nous rendons à la Cour d’appel, et Dieu merci, la Cour d’appel nous donne encore raison. Nous gagnons le procès en appel. Mais mieux en appel, le juge condamne monsieur Reda à nous payer les loyers qu’il a indûment perçus. Puisqu’entre-temps, il continuait de mettre la pression aux locataires dont certains se sont rendus complices, ils continuaient à payer les loyers à monsieur Reda. Dans la deuxième décision, le juge a désigné un expert immobilier afin de venir évaluer le nombre de magasins que nous avons, de venir évaluer le coût des loyers et de voir les loyers que monsieur Reda a déjà indûment perçus pour que la justice lui demande de nous restituer ce qu’il a perçu mais pour que nous puissions rentrer en pleine propriété de notre patrimoine. Monsieur Reda, au lieu de respecter ces deux décisions de justice, il a perdu première instance, il a perdu en appel, on ne sait pas ce que monsieur Reda a derrière la tête il fait pourvoi en cassation. » Le syndicat des riverains appelle le chef de l’Etat, le Premier ministre et le ministre de la Construction à l’effet de défendre leur cause, parce qu’ils se disent menacés d’expropriation.


« Nous n’avons jamais exproprié qui que ce soit » C’est la réponse du mis en cause Reda Abdel Youssef, joint au téléphone. Il poursuit pour dire : « Ils veulent leur parcelle, nous sommes d’accord. Mais c’est un deal ou deux parties doivent être gagnantes en fonction de l’accord qui a été prédéfini par devant notaire. Ils nous attaquent devant les tribunaux et ils n’ont pas gain de cause. Ils font une procédure parallèle sans me le signifier et une décision à défaut est prise. C’est une décision à défaut donc elle n’est pas exécutoire. Donc ils n’ont pas gain de cause. »


JEAN PRISCA

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