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Société Publié le jeudi 3 novembre 2022 | AIP

Me Khaudjhis Offoumou relève des insuffisances dans la loi favorisant la représentation des femmes dans les assemblées élues

Abidjan-La juriste Me Khaudjhis Offoumou a relevé, jeudi 03 novembre 2022, lors de l’atelier d’analyse des lois sexospécifiques et de renforcement des capacités des organisations locales de défense des droits des femmes et des filles particulièrement celles qui sont marginalisées et vulnérables (ODDF), organisé par l’ONG Care International à Abidjan, des insuffisances dans la loi N 2019-870 du 14 octobre 2019 favorisant la représentation de la femme dans les assemblées élues.


Selon Me Khaudjhis, celle loi oblige la femme à se battre sur le terrain politique pour se faire élire et ne prend pas en compte les assemblées nominatives.


Elle a déploré que la loi porte sur le nombre de candidats et non sur le nombre d’élus. Pire, selon elle, cette loi qui stipule en son article 3, « Pour les scrutins uninominaux ou de listes, un minimum de 30% de femmes sur le nombre total de candidats présentés au cours de la consultation électorale est exigé », ne s’applique qu’aux partis politiques puisqu’elle parle d’exigence alors que les candidatures indépendantes existent.


Pour la juriste, la constitution qui énonce cette loi aurait dû s’intéresser au pouvoir discrétionnaire du chef de l’Etat afin de choisir des femmes devant siéger dans des institutions.


Pour l’avocate, trois défis sont à relever en vue de l’atteinte de la parité hommes/femmes que sont la non amélioration de la représentativité des femmes aux postes décisionnels, la mise en œuvre du pouvoir discrétionnaire du chef de l’Etat au niveau des postes de nomination, et l’absence de mécanismes citoyens des actions posées par les pouvoirs publics en matière d’égalité des genres et d’autonomisation des femmes.


Au cours de cette rencontre, des insuffisances ont été également relevées au niveau de la loi relative au mariage, la loi portant code pénal, la loi portant constitution, la loi relative aux mesures de protection des victimes de violences domestiques et de violences sexuelles autres que domestiques entre autres.


Ces insuffisances ont été analysées et feront l’objet de plaidoyer auprès des Gouvernants.


Selon directrice de la qualité des programmes à Care Côte d’Ivoire, Ghislaine Fouda, pour lutter contre la pauvreté, l’on doit s’attaquer à l’injustice sociale d’où l’importance de l’analyse des lois sexospécifiques.


Cet atelier a bénéficié du soutien du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant représenté par le directeur de cabinet, Diarrassouba Moussa et d’Action mondiale Canada (AMC) représentée par Nicole Jesnot.


Son organisation qui s’est réalisée dans le cadre du projet FENA (Femmes en avant) avec pour objectifs de collecter les lois sexospécifiques de la Côte d’Ivoire en vue de l’élaboration d’un répertoire qui sera mis à la disposition des ODDF.


CARE International est une association humanitaire fondée en 1945 aux États-Unis, à la fin de la seconde guerre mondiale. Son objectif est de sauver des vies, vaincre la pauvreté et parvenir à la justice sociale.



hm/akn/fmo

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