La Côte d’Ivoire joue gros ce samedi 10 janvier 2026 au Grand stade d’Agadir. Les Éléphants défient l’Égypte en quart de finale de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025, avec en ligne de mire une place en demi-finale… et la promesse d’un retour au pays avec une médaille, voire le trophée continental.
À la veille de ce choc très attendu, le sélectionneur Emerse Faé, accompagné du défenseur Odilon Kossounou, s’est présenté face à la presse ce vendredi 08 janvier 2026. Un rendez-vous marqué par la sérénité, la lucidité et une grande détermination.
Le destin a parfois le sens de la mise en scène. Vingt ans après leurs duels en tant que joueurs, Emerse Faé retrouve le sélectionneur égyptien, Hossam Hassan cette fois sur le banc de touche. « Depuis mardi, je vois circuler beaucoup de photos et de vidéos de nos confrontations d’il y a 20 ans. Ça me fait rire et plaisir. Aujourd’hui, il mène 1-0 en tant qu’entraîneur, j’ai bien l’intention d’égaliser demain », a-t-il confié avec le sourire.
Selon le sélectionneur ivoirien, ses poulains ont bénéficié de quatre jours pour préparer ce quart de finale, avec une gestion maîtrisée de la récupération après la victoire convaincante face au Burkina Faso (3-0). « On a pris deux jours pour bien récupérer. Il y avait quelques petites gênes, rien de grave. Tout le monde sera à 100 % demain », rassure le technicien ivoirien.
Contrairement à l’Égypte, installée depuis le début à Agadir, la Côte d’Ivoire a dû quitter Marrakech, son camp de base. « En arrivant ici, on a été un peu perturbés par le changement de repères. Mais l’objectif est d’aller au bout. Quelles que soient les conditions, on s’adapte », affirme Faé.
Pour lui, aucun calcul n’est permis à ce stade de la compétition. « Si vous voulez gagner la CAN, vous devez jouer contre n’importe quelle équipe, à n’importe quel moment. Aujourd’hui, l’obstacle s’appelle l’Égypte. À nous de trouver les solutions. »
Emerse Faé ne cache pas son immense respect pour l’adversaire, qu’il décrit comme une équipe fidèle à son ADN depuis 2006. « J’ai regardé l’Égypte version 2025, j’aurais pu remettre les images de 2006, c’est la même chose. Ils savent subir, ils ne lâchent jamais et ils punissent à la moindre occasion. »
À l’en croire, avec des joueurs de classe mondiale comme Mohamed Salah et Mahmoud Trézéguet, les Pharaons restent une menace permanente. « C’est une équipe complète, solide défensivement, dangereuse offensivement, généreuse dans l’effort. Ce n’est pas un hasard si elle est là. » Avant d’ajouter « il ne faut jamais être trop sûr de soi contre l’Égypte. Si vous arrivez confiants, vous n’avez aucune chance ».
Pour Emerse Faé, demain, on met les compteurs à zéro. « On oublie le passé et on se concentre sur un seul objectif : gagner et aller en demi-finale. », soutient-il.
Présent aux côtés de son coach, Odilon Kossounou s’est montré rassurant, notamment sur son état physique. « Il y avait une petite gêne aux adducteurs face au Burkina Faso, mais ça va beaucoup mieux. Je me sens bien. », assure le défenseur central.
Le défenseur ivoirien a également souligné la bonne entente au sein de la charnière défensive.« On se comprend très bien derrière, que ce soit avec Ndicka ou les autres. Cette complémentarité nous aide à être solides. »
Concernant l’ambiance du groupe après le voyage Marrakech–Agadir, il a confirmé que le trajet a été long, mais tout s’est bien passé. « Le groupe va bien, l’énergie est là. Depuis Marbella jusqu’à aujourd’hui, l’état d’esprit est le même. Avec ça, on peut aller loin. »
Cyprien K. envoyé spécial à Agadir

