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Économie Publié le mardi 3 mars 2026 | Abidjan.net

CEDEAO : Abidjan accueille la consultation régionale sur l’avenir de l’intégration ouest-africaine

CEDEAO : Abidjan accueille la consultation régionale sur l’avenir de l’intégration ouest-africaine
© Abidjan.net Par DR
Côte d'Ivoire : Réunion consultative régionale sur l'avenir du Commerce régional , de l'intégration économique et de développement durable en Afrique de l'Ouest
Abidjan le 03 mars 2026 . La Commission de la CEDEAO a convoqué des consultations nationales et régionales entre les États membres en préparation du Sommet sur l'avenir de la CEDEAO, au cours d'une réunion qui a démarré ce mardi à Abidjan-plateau avec les autorités ivoiriennes.

La réflexion sur l’avenir du commerce régional et de l’intégration économique ouest-africaine est officiellement lancée. Réunis ce mardi 03 mars 2026 à Abidjan-Plateau, les acteurs institutionnels, politiques et économiques de la sous-région ont pris part à une consultation régionale organisée par la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), en prélude au Sommet sur l’avenir de l’organisation.


Cette rencontre stratégique sur 3 jours vise à recueillir et consolider les contributions nationales en vue de tracer les grandes orientations de la vision 2050, qui ambitionne de faire de l’Afrique de l’Ouest une région pleinement intégrée, prospère et durable.


Depuis plus de cinq décennies, la CEDEAO s’est imposée comme l’une des communautés régionales les plus intégrées du continent. Liberté de circulation sans visa, zone de libre-échange communautaire, efforts conjoints de maintien de la paix et réponses coordonnées aux crises sanitaires : autant d’acquis qui ont fait de l’organisation un modèle en Afrique.


Mais le contexte mondial a profondément évolué. Retour du protectionnisme et des guerres commerciales, bouleversements géopolitiques, perturbations des chaînes de valeur, chocs climatiques, pressions financières et endettement croissant : autant de défis qui interrogent la trajectoire régionale.


''La CEDEAO avancera-t-elle vers une région économique pleinement intégrée et interconnectée dans le cadre de la vision 2050, ou la fragmentation persistera-t-elle ? '' C’est en ces termes que le débat a été posé.


Prenant la parole, Mohamed Ibn Chambas, Chairman de la Task Force du Schéma de libéralisation des échanges de la CEDEAO (ETLS), a souligné l’importance historique de la rencontre.


''Nous sommes réunis aujourd’hui dans la belle ville d’Abidjan pour consolider les réflexions nationales, examiner les contraintes régionales et définir des actions prioritaires qui façonneront le prochain chapitre de la Communauté '', a-t-il déclaré.


Rappelant l’héritage des pères fondateurs, il a insisté sur l’esprit d’unité qui a présidé à la création de l’organisation il y a plus de 50 ans, avec pour ambition de permettre aux peuples de circuler librement, de commercer et de valoriser leurs ressources.


Cependant, selon lui, la région demeure structurellement dépendante de l’extérieur : exportation de matières premières, importation de produits finis, vulnérabilité aux chocs sur les prix internationaux, pression sur les réserves de change, inflation et chômage élevé.


Au niveau régional, il a pointé la persistance des barrières non tarifaires, le déficit d’infrastructures et le protectionnisme intra-régional comme freins majeurs à l’intégration effective. Pour y remédier, il appelle à des réponses politiques coordonnées et à une meilleure mise en œuvre des instruments communautaires.


À sa suite, le ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères et de l’Intégration africaine, Dosso Adama, a livré un diagnostic sans complaisance.


''Nos échanges intra-communautaires restent trop faibles. En 2024, le commerce intra-CEDEAO représentait environ 5,7 % du commerce total de la région. À plus long terme, il demeure inférieur à 15 % '', a-t-il indiqué.


Pour le ministre, cette situation reflète la persistance de barrières non tarifaires, la fragmentation des marchés, l’insuffisance des infrastructures interconnectées et une structure d’exportations trop dépendante des matières premières.


Comparant la situation à celle de l’Afrique de l’Est, qui a enregistré ces dernières années des performances économiques plus régulières grâce à l’industrialisation légère et aux investissements régionaux, il a invité l’Afrique de l’Ouest à s’interroger.


Il a identifié cinq défis structurants notamment la dépendance persistante aux matières premières ;Les barrières non tarifaires et les coûts de transaction élevés ; Des infrastructures fragmentées ;Les incertitudes politiques et sécuritaires et une mise en œuvre inégale de l’acquis communautaire.


Face à ces constats, le ministre Dosso Adama a plaidé pour ''un agenda pragmatique, mesurable et inclusif'' articulé autour de priorités claires qui sont selon lui d'achever le Marché commun de la CEDEAO ; d'industrialiser à travers des chaînes de valeur régionales , de développer des infrastructures intégrées pour la compétitivité et la résilience , de renforcer la gouvernance économique régionale et de mieux mesurer le commerce pour orienter les politiques publiques.


Au-delà des diagnostics, cette consultation régionale marque une étape décisive dans la préparation du Sommet sur l’avenir de la CEDEAO. L’objectif affiché est d’établir une communauté de peuples pleinement intégrés dans une région paisible, prospère, dotée d’institutions solides et engagée en faveur d’un développement inclusif et durable.






EA

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