À l’occasion de la 70ᵉ session de la Commission des Nations Unies sur la condition de la femme, tenue du 9 au 19 mars 2026 au siège de l’ONU à New York, Dr Chantal Moussokoura Fanny s’est imposée comme l’une des voix actives de l’Afrique de l’Ouest en faveur d’une inclusion féminine plus structurée dans les sphères de décision.
Représentant la Présidente du Parlement de la CEDEAO, l’Honorable Mémounatou Ibrahima, lors d’un panel ministériel de haut niveau réunissant les ministres en charge du Genre, elle a pris part à des échanges stratégiques axés sur la levée des obstacles à la participation politique des femmes, notamment les contraintes financières encore persistantes dans la région.
Dans le prolongement de cette intervention, Dr Fanny, également Présidente de l’ECOFEPA, a initié une session interactive d’envergure en collaboration avec le Centre de la CEDEAO pour le Développement du Genre (CCDG), le RIFEL’S International et l’Observatoire Africain de l’Inclusion Féminine dans les Institutions et les États (OAIFIE). Placée sous le thème : « De la participation à l’influence : suivi institutionnel, mentorat et transformation de la gouvernance pour renforcer durablement l’inclusion des femmes en Afrique », cette rencontre a mobilisé un parterre d’acteurs institutionnels, diplomatiques et de la société civile autour des leviers de transformation du leadership féminin.
Au cœur des échanges, l’OAIFIE s’est affirmé comme un outil structurant. Conçu comme un dispositif scientifique et technique, il vise à combler un déficit critique, celui de l’absence de données fiables et comparables sur l’inclusion des femmes dans les institutions publiques africaines. Aligné sur les orientations du Gender Parity Legacy Project de la CEDEAO, l’Observatoire ambitionne de renforcer l’efficacité des politiques publiques en fournissant des indicateurs exploitables pour la prise de décision, marquant ainsi un glissement vers une gouvernance fondée sur la preuve et l’évaluation.
Mais l’innovation du dispositif ne se limite pas à la production de données. Il intègre également une dimension stratégique souvent sous-estimée, celle du mentorat, considéré comme un levier déterminant pour transformer la présence des femmes en véritable pouvoir d’influence. Les discussions ont en effet mis en lumière une limite persistante, à savoir que l’augmentation de la représentation féminine ne garantit pas automatiquement une influence réelle dans les mécanismes de décision.
C’est dans cette logique que s’inscrit le programme continental de mentorat porté par le RIFEL’S International, qui vise à favoriser la transmission d’expériences, l’appropriation des codes institutionnels et la préparation des femmes à des responsabilités de haut niveau. Les témoignages de femmes leaders issues des sphères politique, diplomatique et économique ont illustré de manière concrète l’importance de cet accompagnement dans la consolidation d’un leadership durable.
L’initiative repose ainsi sur une approche intégrée qui articule production de données scientifiques, mentorat structuré et formation qualifiante adossée à des institutions académiques. Cette convergence traduit une volonté de dépasser les approches fragmentées pour bâtir un écosystème cohérent, capable de soutenir durablement l’ascension des femmes dans les instances décisionnelles.
Au-delà des discours, cette démarche révèle une inflexion stratégique majeure, celle du passage d’une inclusion symbolique à une inclusion pilotée, mesurable et orientée vers les résultats. À travers ce positionnement, Dr Chantal Moussokoura Fanny consolide son rôle dans la transformation des dynamiques de pouvoir en Afrique de l’Ouest, en mettant au cœur de son action la transmission, l’accompagnement et l’évaluation.
Cyprien K.

