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Économie Publié le jeudi 2 avril 2026 | Abidjan.net

Aquaculture et pêche durable : la Côte d’Ivoire lance un projet d’environ 19 milliards FCFA

Aquaculture et pêche durable : la Côte d’Ivoire lance un projet d’environ 19 milliards FCFA
© Abidjan.net Par DR
Aquaculture et pêche durable : la Côte d’Ivoire lance un projet d’environ 19 milliards FCFA
Le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, a procédé jeudi 26 mars 2026 à San Pedro, au lancement du Projet de développement des chaînes de valeur compétitives de l’aquaculture et de la pêche durable en Côte d’Ivoire, dénommé ProDeCAP/Économie bleue, d’un montant d’environ 19 milliards FCFA, en présence des partenaires au développement.

Le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, a procédé jeudi 26 mars 2026 à San Pedro, au lancement du Projet de développement des chaînes de valeur compétitives de l’aquaculture et de la pêche durable en Côte d’Ivoire, dénommé ProDeCAP/Économie bleue, d’un montant d’environ 19 milliards FCFA, en présence des partenaires au développement.


M. Touré a indiqué que ce projet s’inscrit dans une dynamique globale de promotion de l’économie bleue, visant à valoriser de manière durable les ressources marines, lagunaires et continentales, tout en préservant les écosystèmes aquatiques.


Il repose sur quatre composantes majeures, à savoir la gestion durable des pêches, afin de préserver les ressources marines, lagunaires et continentales, le développement de l’aquaculture durable, pour réduire la dépendance du pays aux importations, le renforcement des chaînes de valeur, en vue d’améliorer la transformation, la qualité et la commercialisation des produits, ainsi que la gouvernance et la coordination, afin de garantir efficacité, transparence et impact.


Selon le ministre, les produits halieutiques constituent la principale source de protéines animales pour les Ivoiriens, avec une consommation moyenne de 24,9 kg par habitant et par an. Toutefois, les capacités de production nationale ne couvrent que 20 % des besoins, entraînant des importations massives qui représentent 80 % de la demande intérieure. Ce projet devrait contribuer à inverser cette tendance. « Dans des localités comme San Pedro, où les activités de pêche occupent une place importante, ce projet représente une véritable opportunité de développement économique local », a-t-il déclaré.


Le ProDeCAP/Économie bleue bénéficie d’un financement de la Banque africaine de développement (BAD), à travers un accord de prêt signé le 18 décembre 2024 entre la République de Côte d’Ivoire et la BAD. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) apporte également son soutien technique, tandis que l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture accompagne (UNESCO) le volet renforcement des capacités et formation.


Le représentant de la FAO, Joseph Nyemah, le chef de bureau de l’UNESCO, Mame Omar Diop, le directeur pays de la BAD, Lamin Barrow, ainsi que le directeur général de WorldFish, Essam Yassin Mohammed, ont réaffirmé, chacun en ce qui concerne son institution, leur engagement à accompagner la Côte d’Ivoire dans l’atteinte de ses objectifs.


Prévu pour une durée de cinq ans, le projet sera mis en œuvre dans quatre pôles de développement économique axés sur la pêche et l’aquaculture, désignés sous l’appellation « Haliopôles ». Il s’agit de l’Haliopôle de San Pedro, couvrant les régions du Gboklê et de San Pedro, de l’Haliopôle du centre, axé sur le lac de Kossou et couvrant les régions du Gbêkê, de la Marahoué, du Bélier, ainsi que le district autonome de Yamoussoukro, de l’Haliopôle du centre-ouest, axé sur le lac de Buyo et couvrant les régions du Guémon, du Haut-Sassandra, de la Nawa et du Cavally, ainsi que de l’Haliopôle du Sud-Comoé, axé autour du lac d’Ayamé et de la lagune Aby, et couvrant la région du Sud Comoé.


Considéré comme un projet à fort impact social par les autorités ivoiriennes et les partenaires, il bénéficiera directement et indirectement à près de 700 000 personnes, dont la moitié sont des femmes, parmi lesquelles 50 000 dans l’aquaculture et 650 000 dans la pêche.


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