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Société Publié le mercredi 22 avril 2026 | Abidjan.net

Côte d’Ivoire : Abidjan accueille la 17e réunion du GECEAO pour renforcer la gestion des catastrophes en Afrique de l’Ouest

Côte d’Ivoire : Abidjan accueille la 17e réunion du GECEAO pour renforcer la gestion des catastrophes en Afrique de l’Ouest
© Abidjan.net Par EA
Côte d'Ivoire : Ouverture de la 17e réunion du comité Régional des Chefs de Gestion des Catastrophes en Afrique de l'Ouest (GECEAO)
Abidjan le 21 avril 2026. Les membres de la CEDEAO se sont retrouvés ce mardi autour de la 17e réunion du comité Régional des Chefs de Gestion des Catastrophes en Afrique de l'Ouest (GECEAO) qui a eu lieu ce mardi à Cocody.

La 17e réunion du Comité régional des Chefs de gestion des catastrophes en Afrique de l’Ouest (GECEAO) s’est ouverte ce mardi à Cocody.

Les États membres de la CEDEAO prennent part à cette rencontre stratégique qui vise à renforcer la coordination régionale en matière de gestion des catastrophes.

Au cœur des échanges : la nécessité de traduire efficacement les prévisions saisonnières et les analyses de risques en actions anticipatoires, afin de mieux protéger les populations.

La cérémonie d’ouverture, a enregistré la présence de plusieurs personnalités, dont des représentants gouvernementaux, des institutions régionales, ainsi que des partenaires techniques et financiers engagés dans la gestion des risques de catastrophes.


Prenant la parole, Fatmah Diarre’Mahan, représentante résidente par intérim de la CEDEAO en Côte d’Ivoire, a souligné l’importance de cette rencontre qui réunit '' des parties prenantes d’une diversité stratégique unique '', allant des autorités nationales aux services météorologiques et partenaires techniques.

Selon elle, cette diversité traduit une conviction commune.

'' La gestion efficace des catastrophes nécessite une action coordonnée, multisectorielle et à plusieurs niveaux',, a-t-elle déclaré.

Elle a également attiré l’attention sur les défis croissants auxquels fait face la région, notamment la variabilité climatique, l’intensification des phénomènes météorologiques extrêmes et les pressions humanitaires.

'' Les inondations, les sécheresses et les tempêtes continuent de mettre à l’épreuve la résilience de nos communautés '', a-t-elle indiqué, plaidant pour une anticipation accrue et une solidarité renforcée entre les États.


La représentante de la CEDEAO a insisté sur la nécessité de transformer les alertes précoces en actions concrètes.

'' Les prévisions doivent servir de déclencheurs pour des mesures de préparation qui sauvent des vies et protègent les moyens de subsistance'', a-t-elle indiqué.

Elle a en outre précisé que cette 17e réunion permettra d’évaluer les progrès réalisés depuis la précédente session, de valider le mandat du GECEAO et d’identifier les nouvelles priorités face à l’évolution des risques.

Intervenant à sa suite, Indira Yanni-Domingo, directrice de cabinet adjointe du ministère en charge de la transition écologique, a relevé que cet atelier se tient dans un contexte marqué par des prévisions climatiques préoccupantes.


S’appuyant sur les données du programme PRESA-GG publiées par AGRHYMET, elle a annoncé pour 2026 des précipitations supérieures à la moyenne dans plusieurs zones du Golfe de Guinée, augmentant ainsi les risques d’inondations, de crues soudaines et de glissements de terrain.

Elle a également évoqué l’ampleur des pertes liées aux catastrophes, estimées à 224 milliards de dollars à l’échelle mondiale en 2025, selon la Banque mondiale. En Côte d’Ivoire, les inondations causent chaque année environ 80 millions de dollars de pertes économiques.

'' Au-delà des chiffres, ce sont des vies brisées, des familles déplacées et des moyens de subsistance détruits'', a-t-elle déploré.

Face à cette situation, la représentante du gouvernement a mis en avant les efforts engagés par la Côte d’Ivoire, notamment l’acquisition d’un radar météorologique de dernière génération par la SODEXAM dans le cadre du projet VIGICLIMM, ainsi que le renforcement du dispositif de la Protection civile et les travaux d’assainissement en cours.


Elle a également rappelé que le Plan national de développement 2026-2030, doté de plus de 114.000 milliards de FCFA, accorde une place centrale à la transition écologique, avec pour objectif une réduction de 33,07 % des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2035.





EA

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