La Côte d’Ivoire a pris part à la session informelle préparatoire le lundi 4 mai 2026 au siège des Nations Unies en prélude à la deuxième session du Forum international d’examen des migrations (FEMI)
Au nom du Dr Souleymane Diarrassouba , Ministre du Plan et du Développement, le Directeur Général de l’Office National de la Population (ONP), Dr Hinin Moustapha, chef de la délégation ivoirienne, a activement contribué aux échanges aux côtés des États membres, des organisations internationales et des représentants de la société civile.
Cette session informelle, à portée stratégique, visait à harmoniser les positions des différentes délégations en amont des travaux officiels, tout en favorisant un partage préliminaire d’expériences et de bonnes pratiques en matière de mise en œuvre du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières.
Au cours des échanges, les contributions des États, dont celle de la Côte d’Ivoire, ont mis en exergue plusieurs priorités majeures. Il s’est notamment agi de réaffirmer la nécessité de promouvoir une gouvernance migratoire garantissant des migrations véritablement sûres, ordonnées et régulières. Les discussions ont à ce titre insisté sur l’impératif de protéger et de faire respecter les droits des migrants, en particulier ceux des travailleurs migrants, souvent exposés à des situations de vulnérabilité et d’injustice.
Par ailleurs, les participants ont souligné l’importance de mettre en place des mécanismes efficaces de réintégration des migrants de retour, afin de faciliter leur insertion durable dans le tissu économique et social des pays d’origine. La question de la coopération entre pays d’accueil et pays de départ a également occupé une place centrale, notamment en ce qui concerne la lutte contre les pratiques de recrutement non éthiques et les réseaux illicites.
Les échanges ont en outre mis en lumière la nécessité de renforcer les dispositifs de reconnaissance des diplômes et des compétences, tant pour les travailleurs migrants formels qu’informels, ainsi que d’associer davantage les organisations syndicales aux processus de dialogue et de décision. Enfin, un consensus s’est dégagé sur l’urgence d’intensifier la lutte contre les trafics de migrants et les pratiques abusives, y compris les expulsions contraires aux droits fondamentaux.
Par sa participation active à cette session préparatoire, la Côte d’Ivoire entend tirer pleinement parti des expériences et des bonnes pratiques partagées, afin de consolider et d’améliorer de manière continue son dispositif national de gouvernance migratoire.
Cyprien K.

