Le Secrétaire général adjoint chargé des Droits de l'Homme et de la protection des détenus d'opinion, du Parti des Peuples Africains-Côte d'Ivoire (PPA-CI), Patrice Kouté a développé la vision de sa formation politique sur les droits fondamentaux et la réforme du système carcéral ivoirien. Il s'exprimait l'occasion de la 46ᵉ édition de la Tribune du parti, organisée le mardi 21 juillet 2026 à son siège de la Riviera-Bonoumin, dans le cadre la campagne de vulgarisation du Pacte social dudit parti.
Le Cadre du PPA-CI a présenté ce qu'il a décrit comme le troisième pilier du Pacte social voulu par Laurent Gbagbo. Selon lui, la protection des droits de l'Homme constitue un préalable indispensable à la consolidation de l'État de droit et de la démocratie en Côte d'Ivoire. Il a soutenu que la dignité humaine, les libertés publiques et l'égalité devant la loi doivent demeurer au cœur de l'action publique.
Déclinant les orientations du Pacte social, Patrice Kouté a énuméré plusieurs principes défendus par son parti, notamment la protection de la dignité humaine, la garantie des libertés d'expression et de manifestation, l'indépendance de la justice, le respect de la Constitution ainsi que l'organisation d'élections transparentes. Le PPA-CI estime également qu'aucun citoyen ne devrait être emprisonné en raison de ses opinions politiques et que les personnes détenues doivent conserver l'ensemble de leurs droits fondamentaux.
Abordant ensuite la question pénitentiaire, le conférencier s'est appuyé sur des données qu'il a attribuées au rapport 2025 de la Commission nationale des droits de l'Homme (CNDH). Il a évoqué la surpopulation carcérale, les difficultés d'accès aux soins, les insuffisances des infrastructures ainsi que les conditions de détention dans plusieurs établissements pénitentiaires du pays, estimant que ces défis appellent des réponses structurelles.
Au-delà du constat, le responsable politique a détaillé les propositions du troisième pilier du Pacte social. Celles-ci comprennent notamment la création d'une veille juridique permanente, l'organisation de visites régulières dans les établissements pénitentiaires, le renforcement du dialogue avec les autorités compétentes ainsi que la transmission de rapports aux partenaires nationaux et internationaux sur les questions relatives aux droits de l'Homme.
Le PPA-CI préconise également plusieurs réformes destinées, selon lui, à moderniser le système pénitentiaire ivoirien. Parmi celles-ci figurent la construction de nouvelles prisons répondant aux normes internationales, le recours accru aux peines alternatives, la réduction des délais de détention préventive, le renforcement des infrastructures sanitaires ainsi qu'un meilleur accompagnement des personnes libérées afin de favoriser leur réinsertion sociale.
Au cours de son intervention, Patrice Kouté a par ailleurs appelé à la libération des personnes que le PPA-CI considère comme des détenus d'opinion, estimant que leur situation s'inscrit dans les préoccupations du parti en matière de protection des libertés publiques.
Le Secrétaire général adjoint du PPA-CI a en fin d'intervention affirmé que son parti entend faire de la défense des droits de l'Homme l'un des axes majeurs de son projet politique. Selon lui, la grandeur d'une nation se mesure à la manière dont elle protège les citoyens les plus vulnérables et garantit le respect de leur dignité, quelle que soit leur situation.
Cyprien K.

