Le Parti des Peuples Africains-Côte d'Ivoire (PPA-CI) a réagi, ce lundi 27 juillet 2026, à l'annonce de la démission collective de plusieurs de ses anciens responsables en faveur de la dynamique politique portée par le Dr Ahoua Don Mello. Dans un communiqué signé par sa porte-parole, Me Habiba Touré, la formation de Laurent Gbagbo conteste la qualité de "cadres du PPA-CI" attribuée aux personnes concernées, affirmant que la plupart d'entre elles n'occupaient plus de responsabilités au sein du parti depuis plusieurs mois.
Le parti indique avoir pris connaissance du communiqué publié par le Dr Ahoua Don Mello annonçant le ralliement à son mouvement de plusieurs personnes présentées comme des cadres du PPA-CI.
Dans sa réponse, le PPA-CI affirme que "les faits sont têtus" et estime nécessaire d'apporter des précisions. Selon le communiqué signé par Me Habiba Touré, "la quasi-totalité des personnes citées n'exerçaient plus aucune responsabilité au sein du parti". La direction précise que ces dernières avaient, pour la plupart, été successivement révoquées de leurs fonctions, suspendues pour violation de la discipline interne, avant de choisir librement de quitter la formation politique. « On ne peut quitter une fonction que l'on n'exerce plus », souligne le communiqué.
Le PPA-CI rappelle qu'en démocratie, chaque citoyen est libre de ses choix politiques et affirme respecter la décision de ceux qui souhaitent poursuivre leur engagement dans une autre formation. Toutefois, le parti considère qu'il est inexact de présenter ces départs comme ceux de "cadres du PPA-CI", estimant que cette qualification ne reflète pas la réalité de leur statut au moment de leur départ.
La formation politique appelle ainsi au respect de la vérité des faits, estimant que les opérations de communication ne sauraient se substituer à la réalité.
Cette mise au point intervient au lendemain d'un communiqué publié, le dimanche 26 juillet 2026, par la direction de la communication du mouvement conduit par le Dr Ahoua Don Mello. Celui-ci annonçait la démission collective de responsables d'instances, d'organes fédéraux et de la diaspora du PPA-CI, ainsi que leur adhésion à la dynamique politique portée par l'ancien vice-président de l'Assemblée nationale. Les signataires expliquaient leur départ par ce qu'ils qualifient de « pilotage à vue », d'« arbitraire disciplinaire » et de « dérive managériale » au sein du PPA-CI.
Parmi les personnalités citées figuraient notamment Sery Sarah Soko, ancienne secrétaire générale adjointe chargée du Haut-Sassandra, Kouamé Mesmin Komoé, ancien secrétaire général adjoint chargé des syndicats, Kouakou Dapa Donacien, ancien coordonnateur régional du Gontougo, ainsi que plusieurs anciens responsables établis en France et au Canada.
Cyprien K.

