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Économie Publié le mercredi 7 octobre 2026 | Abidjan.net

UEMOA : la production vivrière régionale est estimée à 76,6 millions de tonnes en 2026, en hausse de 6,7% ( Rapport)

UEMOA : la production vivrière régionale est estimée à 76,6 millions de tonnes en 2026, en hausse de 6,7% ( Rapport)
© Abidjan.net Par DR
UEMOA : des décisions importantes pour le développement et la stabilité du système financier régional
Réunis à Ouagadougou le vendredi 3 juillet 2026 pour la deuxième session ordinaire du Conseil des ministres au titre de l’année 2026, les ministres des Finances des 8 pays de l’Union Monétaire Ouest-Africaine (UMOA) ont pris des décisions importantes pour le développement et la stabilité du système financier régional.

La production vivrière régionale de l’Union économique et monétaire ouest-africaine ( UEMOA) est estimée à 76,6 millions de tonnes en 2026, en hausse de 6,7%, tandis que les cultures d’exportation progresseraient de 8,9% pour atteindre 15,1 millions de tonnes, indique un document intitulé ‘’ Note de conjoncture économique régionale dans l’UEMOA d’octobre 2026’’ consulté par Abidjan.net le mardi 06 octobre 2026.

 

‘’ La croissance économique de l'Union devrait ressortir à 6,3% en 2026, après 6,5% en 2025. Cette performance devrait maintenir l'UEMOA parmi les régions les plus dynamiques d'Afrique subsaharienne. Au titre de l’inflation, l’évolution des prix à la consommation est restée particulièrement modérée. En glissement annuel, l'IHPC régional n'a progressé que de 0,4% au deuxième trimestre 2026, malgré l'envolée des cours internationaux du pétrole et du gaz. Cette maîtrise de l'inflation résulte essentiellement de la baisse des prix des produits alimentaires (-0,9%) et de l'atténuation des tensions sur les produits frais’’, rapporte la note.

En ce qui concerne les perspectives économiques de l’union en 2026, le document annonce un taux d'inflation moyen de 1,2%, largement inférieur à la norme communautaire de 3%.   

 

‘’ La production vivrière régionale est estimée à 76,6 millions de tonnes, en hausse de 6,7%, tandis que les cultures d’exportation progresseraient de 8,9% pour atteindre 15,1 millions de tonnes. Cette amélioration a, notamment, été portée par les performances enregistrées au Burkina Faso, au Sénégal, au Bénin et en Côte d’Ivoire. Au deuxième trimestre 2026, l’activité industrielle dans l’UEMOA a évolué de manière contrastée selon les États membres, mais est restée globalement soutenue par la bonne tenue des industries extractives, notamment en Côte d’Ivoire avec l’exploitation du gisement Baleine , et au Niger avec la reprise de la production d’uranium’’, a expliqué le rapport.

 Malgré la hausse des importations, apprend-t-on également, l'Union a dégagé un excédent commercial de 2 088 milliards de FCFA au deuxième trimestre 2026 et le taux de couverture des importations par les exportations s'est établi à 126,0%, confirmant ainsi l'amélioration de sa compétitivité extérieure.

Les finances publiques, a ajouté la note, ont enregistré des résultats favorables dans l’Union.

 ‘’( …) Hors Côte d'Ivoire, les recettes budgétaires ont progressé de 23,3%, au 2e trimestre 2026, en glissement annuel, grâce au renforcement de la mobilisation fiscale dans la plupart des États membres. Cette amélioration des recettes, combinée à une maîtrise relative des dépenses, a permis une amélioration notable de la position budgétaire régionale. Sur le plan monétaire, les indicateurs témoignent d'un raffermissement de l'activité économique, avec une hausse de 3,9% de la masse monétaire et une progression de 15,5% des actifs extérieurs nets au deuxième trimestre 2026’’, a précisé le document soulignant que ‘’ la dynamique économique de l'UEMOA reste robuste et équilibrée’’.

Toutefois, la note apprend par ailleurs, que les perspectives demeurent exposées à plusieurs risques, notamment la poursuite des tensions géopolitiques internationales, la volatilité des prix des matières premières, les contraintes sécuritaires dans certains États membres et le ralentissement attendu de l'économie mondiale.

A en croire, le document, la poursuite des réformes structurelles, la diversification et le renforcement de la base productive, l’amélioration de l’offre énergétique et la consolidation des finances publiques demeurent indispensables pour préserver les acquis en matière de croissance et renforcer la résilience de l’économie régionale face aux chocs extérieurs.

 

 L.Barro

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