Face aux risques de propagation de la peste porcine africaine (PPA), le Ministre des Ressources Animales et Halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, lors de son passage à la 3ème edition des grands rendez vous de l’AIP, le lundi 26 octobre 2026 à l’hôtel Ivotel au Plateau, appelle les éleveurs ivoiriens à renforcer la prévention sanitaire au sein de leurs exploitations. Au-delà du soutien financier prévu en faveur des professionnels de la filière sinistrés, le Gouvernement entend faire du respect des mesures de biosécurité et de la réglèmentation un levier essentiel de protection du cheptel porcin, de la production nationale et des investissements de nos braves acteurs.
En effet, la peste porcine africaine demeure une menace majeure pour la filière porcine. Selon le Ministre Sidi Tiémoko Touré, « la peste porcine africaine est une maladie virale hautement contagieuse, caractérisée par une mortalité pouvant atteindre 100 % chez les animaux infectés. En l’absence de vaccin et de traitement efficace, l’abattage sanitaire constitue le principal moyen de lutte pour contenir sa propagation».
Cette situation rappelle l’importance d’une vigilance permanente et d’une application rigoureuse des mesures préventives dans les fermes d’élevage. Pour le ministre, la lutte contre cette maladie ne saurait reposer uniquement sur les interventions des services vétérinaires. Elle exige également une responsabilisation accrue des éleveurs, dont les pratiques quotidiennes jouent un rôle déterminant dans la prévention des contaminations. «Nous ne devons plus revivre la situation des récentes crises sanitaires, qui ont conduit à l’abattage sanitaire d’environ 108 000 porcs, occasionnant d’importantes pertes économiques pour les acteurs de la filière» a t-il déclaré.
Ainsi, le Gouvernement va engagé dans les semaines à venir, en application du décret n° 2022-352, des mesures d'accompagnement au profit des éleveurs de volailles et de porcs sinistrés en 2022 et 2023. Pour ceux des années 2024, 2025 et 2026, des démarches relatives à leur accompagnement se poursuivent.
Le ministre a annoncé une application dorénavant plus rigoureuse des textes réglementaires. Après plusieurs actions de sensibilisation, place au contrôle stricte et aux sanctions à l’endroit des éleveurs dont les pratiques compromettent la sécurité sanitaire des élevages.
En plus, l’accompagnement des propriétaires d’animaux abattus à des fins sanitaires sera soumis au respect de certaines obligations, parmi lesquelles la déclaration des exploitations auprès des autorités compétentes, l’application des mesures de police sanitaire et le respect des distances réglementaires entre les élevages.
Au-delà de ces exigences administratives, pour le ministre des Ressources animales et halieutiques, la prévention doit ainsi devenir un réflexe professionnel. Il s’agit non seulement de protéger les animaux, mais aussi de préserver les revenus des éleveurs, de sécuriser les investissements réalisés dans les exploitations et de garantir la continuité de l’approvisionnement des marchés en produits porcins.
À travers cet appel au respect strict des mesures de biosécurité, Sidi Tiémoko Touré place la prévention et la responsabilité des éleveurs au cœur de la lutte contre la peste porcine africaine. L’objectif est clair: limiter les risques de nouvelles contaminations, protéger durablement le cheptel national et consolider une filière porcine plus organisée, plus résiliente et mieux préparée aux crises sanitaires.
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