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Konaté Navigué, Secrétaire national de la JFPI : “Le 18 février marque l’enracinement de la démocratie en Côte d’Ivoire”
Publié le jeudi 17 fevrier 2011   |  Notre Voie


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© Abidjan.net par Emma
Samedi 2 octobre 2010. Dabou. La "jeunesse patriotique" souffle ses 8 bougies sous la houlette de Charles Blé Goudé. Photo: Konaté Navigué


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Dans cet entretien qui suit, le premier responsable de la Jeunesse du Front populaire ivoirien, Konaté Navigué, indique ce que représente le 18 février de chaque année pour tout militant du FPI. Il donne également le sens du rassemblement du samedi 19 septembre 2011 au Village de la liberté à Yopougon.


Notre Voie : Monsieur le secrétaire national de la JFPI, que représente, pour vous, la date du 18 février?

Konaté Navigué : Pour tout militant du FPI, la date du 18 février, au-delà du symbolisme, renvoie à l’idée de l’enracinement de la démocratie et de la liberté dans notre pays, la Côte d’Ivoire. Le 18 février, c’était le quitte ou double.
Quitte parce que si, ce jour-là, l’ex-secrétaire général du FPI, le président Gbagbo, avait été assassiné comme l’avaient projeté les tenants du pouvoir, ce serait la fin de notre quête de liberté. Ce serait un arrêt brutal de la démocratie, donnant ainsi place à la violence légale et légitime de tuer toute velléité de contestation dans l’œuf.
Car, à l’époque, la contestation était le gage de la liberté : liberté d’action et liberté d’expression.
Double parce qu’heureusement, la démocratie a triomphé ce jour-là. Et jusqu’aujourd’hui, c’est cet élan d’enracinement de la démocratie que nous poursuivons.
Pout tout dire, le 18 février 1992 était une date cruciale dans l’histoire de notre pays et la mémoire collective doit la retenir comme une date à célébrer.


N.V. : Il y a eu le 18 février 1992. Mais, il y a aussi eu le 19 septembre 2002. Quel rapprochement faites-vous de ces deux dates ?

K.N. : Au moins une chose : c’est que l’histoire se répète en général, et l’histoire ivoirienne est la norme répétition du même à l’identique.
En 1992, c’est M. Ouattara qui était Premier ministre dans le régime du PDCI où Houphouet était mourant et moribond. Donc c’est lui qui était le chef d’orchestre.
Aujourd’hui, c’est le même Ouattara qui est le chef d’orchestre au plan national de la guerre qui est faite à notre pays. Nous nous trouvons donc devant les mêmes acteurs de 1992. Je pense donc que la tentative d’assassinat du président Gbagbo ayant échoué en 1992, les forces du mal, après quelques malentendus entre elles, se sont encore coalisées pour reprendre leur sale besogne. Nous vivons donc exactement le prolongement des évènements du 18 février 1992 : progressistes contre conservateurs, d’une part, et patriotes contre impérialistes d’autre part.
On peut même ajouter que M. Ouattara, imposé par les Occidentaux à la Côte d’Ivoire depuis 1990 et méconnu des Ivoiriens, était déjà en mission pour les impérialistes depuis cette date.


N.V. : Vous appelez à un grand rassemblement le samedi 19 septembre à Yopougon pour célébrer justement la date du 18 février. Quel sens donnez-vous à ce rassemblement?

K.N. : Ce rassemblement est d’une importance capitale pour nous. Il se tient, comme vous l’avez dit, pour célébrer le 18 février 1992. Mais, en même temps, il se tient dans une période où l’actualité bouillonne. Il y a au moins deux éléments de cette actualité qui motivent la tenue de ce rassemblement.

Le premier, c’est que le peuple haïtien a été aux élections le 28 novembre comme en Côte d’Ivoire. Et, après ces élections, l’ONU a déclaré un candidat vainqueur comme en Côte d’Ivoire. Le peuple haïtien s’est mobilisé contre cette imposture de l’ONU. Et, il y a quelques jours, l’Onu a fait marche arrière et a même reconnu son erreur après le recomptage des voix. Elle a estimé qu’elle avait
minimisé la fraude en Haïti et elle a fait son mea-culpa. Le perdant de l’ONU est devenu le vrai vainqueur, et le gagnant de l’Onu est devenu le vrai perdant.
La leçon qu’on tire de cette situation d’Haïti, c’est que la volonté du peuple finit toujours par triompher. Donc le rassemblement du 19 septembre est bienvenu.
Le second élément, c’est que ce rassemblement se tient avant le panel des chefs de l’Union africaine sur la Côte d’Ivoire. Il y a donc là une raison supplémentaire de se rassembler pour que nul n’ignore ce que le camp présidentiel espère et attend même des discussions.
L’un mis dans l’autre, j’en appelle à une grande mobilisation ce samedi 19 février à Yopougon. J’ai d’ailleurs baptisé ce rassemblement «Opération essaim d’abeilles» sur Yopougon. Il faut que la figure emblématique de la résistance patriotique qu’est Yopougon soit noire de monde ce jour-là pour donner clairement notre position sur tout ce qui constitue aujourd’hui des mesures d’intimidation du président Gbagbo.

Propos recueillis par Boga Sivori
Bogasivo@yahoo.fr


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