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Côte d’Ivoire : de violents affrontements entre policiers et étudiants font plusieurs blessés
Publié le lundi 18 juillet 2016  |  APA
Université
© APA par DR
Université de Cocody: Le calme de retour après des violents affrontements
Lundi 18 Juillet 2016. Abidjan. Après la manifestations des étudiants de l`Université Félix Houphouët-Boigny, le calme est revenu grâce à une forte présence policière sur le campus, les traces des affrontements sont encore visibles.
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Abidjan (Côte d’Ivoire) - De violents affrontements ont opposé lundi matin, des policiers à des étudiants au sein de l’université Félix Houphouët Boigny (la plus grande université publique ivoirienne), faisant de nombreux dégâts matériels et des blessés, a constaté un journaliste de APA sur place dans la capitale économique.

Selon plusieurs sources, tout serait partie du mouvement « marrée rouge » lancé par des étudiants à travers la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) qui a enclenché un mouvement de grève depuis mercredi dernier, pour entre autres « réclamer des meilleurs conditions de vie d’études, exiger le départ des policiers déployés à l’université ».

Des étudiants de la FESCI, selon des sources interrogées, sur place, ont tenté d’empêcher la tenue des compositions maintenues par les enseignants malgré leur mot d’ordre de grève (les enseignants).

Jets de projectiles des étudiants à l’endroit des policiers déployés sur les lieux qui ont riposté à l’entrée de la première université ivoirienne avec des gaz lacrymogènes créant la débandade et perturbant la circulation du côté du Centre hospitalier universitaire (CHU), jouxtant l’université.

A l’intérieur de l’espace universitaire déserté, plusieurs unités de la police nationale sont visibles…Des tirs sont entendus, les étudiants quittent le campus par les chemins menant au CHU.

A la Présidence de l’université, des traces de violences sont perceptibles. Des fenêtres de la scolarité, brisées de même que des véhicules sur le parking ont vu leurs vitres voler en éclats.

Au passage de l’équipe de reportage de APA, un policier blessé visiblement au visage, mal en point, est sur le dos d’un de ses collègues qui le conduit à pas de courses au niveau de la Présidence, où il est par la suite embarqué dans un véhicule de police pour l’extérieur de l’université.

La rue menant de la Présidence de cette université à l’entrée de l’Ecole de police est jonchée de plusieurs cailloux, fers et autres objets, résultats de « la grande bataille » à ce niveau.

Un véhicule de couleur blanche était en fumée au moment de notre passage devant le parking de l’Amphithéâtre A District qui accueille de nombreuses cérémonies..

Des personnes qui essayent de rentrer se voient refouler par un agent de la police, arme au poing avec un casque de protection. « Je veux aller récupérer mes affaires », tente de justifier un jeune qui négocie son entrée dans l’enceinte de l’université. Le policier d’un ton ferme lui rétorque « de repasser demain ».

Les universités ivoiriennes sont paralysées depuis mercredi à la suite de mouvements de grèves enclenchés par les principaux syndicats d’enseignants et d’étudiants à savoir la Coordination nationale des enseignants et chercheurs (CNEC) conduite par le Pr Johnson Kouassi Zamina, (CNEC ) qui réclament le paiement des primes de recherches et des heures complémentaires tels que contenus dans les décrets et la Fédération estudiantine et scolaire (FESCI) dirigée par Fulgence Assi .

SY/hs/ls/APA
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