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Internationale de l’Education: La section ivoirienne en guerre contre la privatisation de l’école
Publié le mercredi 25 octobre 2017  |  Notre Voie
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Supprimer purement et simplement les subventions accordées par l’Etat aux écoles privées et accorder la priorité à l’école publique ; instaurer un système rigoureux de régulation du secteur privé ; respecter les engagements internationaux (ODD4) et celui pris récemment au sommet de la Francophonie de Novembre 2016 qui s’est tenu à Madagascar, de promouvoir une éducation publique de qualité, gratuite, inclusive et équitable ; veiller enfin au respect des droits fondamentaux des élèves et des personnels de l’éducation. Ce sont les exigences exprimées hier par Paul Gnélou, secrétaire général du Syndicat National de l’Enseignement Primaire Public de Côte d’Ivoire (SNEPP-CI) et président de l’Internationale de l’Education (IE) section Côte d’Ivoire. C’était au siège dudit syndicat, à Marcory.

Pour le conférencier, l’école ivoirienne est marchandisée, privatisée et, pour le dire, il s’est appuyé sur une étude. Celle du Dr Koutou, enseignant chercheur à l’université de Cocody, qui révèle que la privatisation de l’éducation en Côte d’Ivoire, n’est pas une vue de l’esprit. « En 1960, la Côte d’Ivoire ne comptait que 604 établissements privés. En 2015, on dénombre 3824 établissements privés qui concernent le préscolaire primaire, le secondaire général et technique. L’enseignement secondaire est majoritairement composé d’écoles privées. Qui représentent 74% d’écoles du secondaire général et 98% du secondaire technique. Au niveau de l’enseignement supérieur, le secteur privé représente plus de 80% de l’offre éducative », a-t-il dénoncé. Non sans relever d’autres disfonctionnements du système éducatif. Notamment, la diversité des coûts et des prestations quel que soit le niveau d’enseignement. Paul Gnélou interprète cela comme une volonté de marchandisation. « Les quartiers pauvres d’Abidjan ont les écoles de mauvaise qualité, c’est le contraire dans les quartiers riches. Il y a donc une corrélation significative entre le statut social et la qualité de l’offre de l’éducation », a-t-il martelé.

Face à la floraison des écoles privées, il s’est interrogé sur l’avenir de l’école publique. Notamment sur la qualité de la formation, l’insuffisance des infrastructures, la crédibilité des diplômes et les conditions de travail des enseignants. « Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’avenir de l’école publique de qualité en Côte d’Ivoire, est en danger», a-t-il conclu ses propos.


Charles Bédé
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