Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité
NEWS
Comment
Accueil
News
Santé
Article
Santé

ICASA: "Battez-vous pour vivre" lance une jeune porteuse du virus du Sida
Publié le lundi 4 decembre 2017  |  AFP
Cérémonie
© Présidence par David Zamblé
Cérémonie d`ouverture de la 19ème conférence internationale sur le SIDA et les IST en Afrique (ICASA)
Lundi 04 décembre 2017. Abidjan. La 19ème conférence internationale sur le SIDA et les IST en Afrique (ICASA) s`est ouverte à Abidjan en présence de plusieurs personnalités.
Comment


Abidjan, 4 déc 2017 (AFP) - "Battez-vous pour vivre", a lancé une jeune
femme porteuse du virus du sida depuis sa naissance lors d'un émouvant
discours à l'ouverture de la 19ème Conférence internationale sur le sida et
les infections sexuellement transmissibles en Afrique (ICASA).
"Battez-vous pour vivre. Je suis jeune, bien portante, sous traitement et
bien suivie (...) Vous avez les capacités physiques et intellectuelles pour
fonder une famille et réaliser vos rêves", a affirmé aux jeunes porteurs du
virus Asseta Ouedraogo, 20 ans, contaminée à sa naissance par sa mère décédée
en 2003, .
"Notre génération doit s'engager à être la dernière touchée par le VIH",
a-t-elle ajouté en soulignant l'importance de la prévention.
La jeune femme, qui a obtenu un Bac littéraire, a été ovationnée par les
milliers de personnes présentes, dont le président ivoirien Alassane Ouattara.
"Jusqu'ici mes amis ne savaient pas que j'avais le VIH, mais je voulais
parler pour lancer ce message, convaincre ceux qui ont le virus de bien
prendre leurs traitements. Il ne faut pas renoncer, il y a de l'espoir, on a
une espérance de vie, on peut avoir des enfants, travailler...", a-t-elle
confié à l'AFP.
Ses proches cherchent des financements pour "des études en communication"
alors que, faute de moyens, elle a entamé une formation en patisserie.
Quelque 10.000 délégués sont présents à Abidjan pour le 19ème Icasa, qui se
tient tous les deux ans et rassemble la plupart des acteurs du secteur en
Afrique.
Si le nombre de personnes traitées est passé de 100.000 à 14 millions entre
2000 et 2016 en Afrique, et que la mortalité y a baissé de 50%, "ce n'est pas
le moment de baisser la garde", a rappelé Michel Sidibé, directeur exécutif de
l'Onusida, malgré la concurrence d'autres problèmes majeurs comme le
réchauffement climatique, la montée du terrorisme ou les phénomènes
d'immigration.
M Sidibé a souligné la vulnérabilité des "filles et jeunes femmes en
Afrique Subsaharienne". "Les efforts de prévention doivent être intensifies.
Les études montrent que dans certaines parties d'Afrique de l'Est, les filles
âgées de 15 à 19 ans représentent 74% des nouvelles infections chez les
adolescents et plus de 90% en Afrique australe".
M. Sidibé a également souligné les "conséquences tragiques" des mariages
d'enfants: "le taux d'infection des adolescents mariés est supérieur de 50% à
ceux de leurs pairs non mariés".
De son côté, le Dr Ihab Ahmed Abdelrahman, président de l'ICASA, a lui
rappelé qu'il y avait eu 1,8 millions de nouvelles infections dans le monde en
2016 et que l'objectif était de les faire baisser à "moins de 500.000 en 2020".
Lors de la cérémonie, une trentaine de représentants de la société civile
ont brandi pendant quelques minutes des affichettes demandant plus d'argent et
d'engagement aux dirigeants. "Fund the fund" (Mettez des fonds dans le Fonds
-mondial pour le Sida), "Bailleurs ou êtes vous?" etc... Ces membres d'ONG ont
ensuite regagné leurs places sous les applaudissements.
pgf/stb
Commentaires


Comment