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A l’Elysée et face aux eurodéputés, le PDG de Facebook en terrain miné

Publié le mardi 22 mai 2018  |  LeMonde.fr
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© Autre presse par DR
Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook


Données personnelles, modération, fiscalité, concurrence… Mark Zuckerberg devrait être confronté à plusieurs sujets sensibles lors de sa visite à Bruxelles et Paris.

Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, est attendu cette semaine au Parlement européen et à l’Elysée. A Bruxelles, il sera interrogé par les représentants des groupes politiques au Parlement et le président de l’instance, mardi 22 mai, avant de se rendre à Paris pour notamment rencontrer Emmanuel Macron mercredi.
Alors que le rôle des grandes plateformes numériques dans la société et l’économie est de plus en plus décrié, cette visite en Europe s’annonce mouvementée pour le patron du plus grand réseau social au monde. Depuis plusieurs années, l’Europe mène la charge pour réguler les géants du numérique, tant sur les données personnelles que sur les contenus illégaux, la concurrence et la fiscalité.

Des explications sur le scandale Cambridge Analytica
Mark Zuckerberg va d’abord devoir s’expliquer sur l’affaire Cambridge Analytica, du nom de cette entreprise britannique spécialisée dans l’influence politique dont un sous-traitant a aspiré, sous le nez de Facebook, les données de 87 millions d’utilisateurs dont 2,7 millions d’Européens. Mark Zuckerberg a accepté cette invitation, lancée en plein cœur du scandale par le président du Parlement, Antonio Tajani, quelques jours après avoir décliné une invitation similaire et très pressante des parlementaires britanniques.

Hasard ou non, la venue de Mark Zuckerberg devant les eurodéputés intervient trois jours avant l’entrée en vigueur du très ambitieux règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD).

Ce dernier imposera à partir de vendredi 25 mai des obligations plus strictes aux entreprises – y compris, bien sûr, Facebook – sur la manière dont elles traitent les données personnelles de leurs utilisateurs. Les amendes en cas de violation de ces règles – jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires mondial – donnent à ce texte une vraie force de frappe face aux géants du numérique dans un domaine où ils fuient d’ordinaire toute régulation. Facebook a beau se réjouir aujourd’hui de l’entrée en vigueur de ce texte, l’entreprise a mené, comme tous les autres géants du numérique, une bataille de lobbying colossal pour tenter d’en contrarier l’adoption. Mark Zuckerberg devra d’ailleurs compter parmi les députés qui l’interrogeront l’un des principaux artisans du RGPD et l’une des voix les plus critiques vis-à-vis des nouvelles technologies, l’eurodéputé vert allemand Jan Philipp Albrecht.

Cet entretien, mené par une poignée d’eurodéputés, n’aura cependant pas les airs de grand oral décisif dont étaient parées les deux auditions du patron de Facebook face aux parlementaires américains. La réunion, contrairement aux plans initiaux de Facebook, sera tout de même diffusée en direct sur Internet. Après avoir prévu à un simple échange à huis clos, le patron de Facebook a finalement consenti, sous la pression de plusieurs groupes politiques au Parlement européen, à plus de transparence. Une pétition en ce sens lancée par un eurodéputé avait récolté 30 000 signatures et Guy Verhofstadt, le chef des libéraux au Parlement, avait même menacé d’un boycottage.

Modération, fiscalité, concurrence…
Mark Zuckerberg sera attendu sur de nombreux autres sujets sur lesquels l’Europe a poussé les feux ces derniers mois. C’est notamment le cas de la modération des contenus. La commission européenne exhorte depuis des mois les grandes plateformes à retirer plus rapidement les contenus illégaux, en particulier la propagande djihadiste, laissant planer le spectre de mesures plus coercitives.
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