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Administration publique : L’inspection générale d’Etat dénonce des dysfonctionnements au niveau des ressources humaines tant quantitativement que qualitativement

Publié le vendredi 1 juin 2018  |  Abidjan.net
Cérémonie
© Présidence par DR
Cérémonie de Remise des Rapports d`Activités 2016 et 2017 de l`Inspection Générale d`Etat (IGE) au Chef de l`Etat
Vendredi 1er Juin 2018. Au Palais de la Présidence de la République.cérémonie de Remise des Rapports d`Activités 2016 et 2017 de l`Inspection Générale d`Etat (IGE) au Président de la République, S.E.M. Alassane OUATTARA.


Dans son Rapport 2016 et 2017 remis ce vendredi au président de la République, l’inspection Générale d’Etat dénonce des dysfonctionnements dans l’Administration publique au niveau des ressources humaines tant quantitativement que qualitativement.


‘’Au plan du fonctionnement des services publics et des structures parapubliques, nos missions de contrôle et d’audit ont ainsi permis de relever, dans de nombreux cas, des dysfonctionnements au niveau des ressources humaines tant quantitativement que qualitativement’’, a déclaré l’Inspecteur Général d’Etat (IGE), Ahoua N’Doli Théophile.


Poursuivant, l’IGE a indiqué qu’au plan quantitatif, il est apparu une répartition déséquilibrée des ressources humaines qui conduit bien souvent à des effectifs pléthoriques dans certaines administrations, tandis que d’autres sont en sous-effectif. Cette situation est encore plus marquée du point de vue de la répartition géographique, notamment à Abidjan par rapport à l’intérieur du pays. Au plan qualitatif, l’IGE a pu noter un déficit de personnels qualifiés dans de nombreuses structures techniques.

‘’Une autre défaillance importante réside dans l’absence de manuels de procédures dans de nombreuses structures. Cette situation constitue une véritable source d’improvisation et de traitement non harmonisés des dossiers.

Elle est également susceptible d’entraîner des retards dans la production et la délivrance des actes administratifs ; toutes choses qui constituent un terreau favorable à la corruption et à la concussion’’, a commenté Ahoua N’Doli Théophile. Il a regretté que dans bien de structures, les organigrammes existants ne sont pas conformes aux textes réglementaires.

Au plan financier, outre les irrégularités dans les procédures de passation et d’exécution de marchés publics, les missions ont révélé la mise en place tardive des budgets et les fréquentes coupes budgétaires opérées en plein exercice budgétaire, ainsi que les défaillances du Système Intégré de Gestion des Finances Publiques (SIGFIP) qui ne permettent pas un arbitrage adéquat et un ajustement en temps réel entre les dépenses et les recettes.


‘’Enfin, nous voudrions souligner, pour nous en inquiéter, les difficultés que font les structures contrôlées, inspectées ou auditées à mettre en œuvre les recommandations faites par l’Inspection Générale d’Etat. Ainsi, sur un total de 138 recommandations formulées sur les deux années 2016 et 2017, seules 53 ont été effectivement mises en œuvre, soit un taux de 38,40%’’, a conclu l’IGE.


Au chapitre des recommandations, l’Inspecteur général d’Etat a insisté sur ‘’l’indispensable’’ mise à niveau et la formation-métier des Inspecteurs et contrôleurs d’Etat, des Inspecteurs des Finances et des Inspecteurs des Ministères.


Par ailleurs, en vue de mieux anticiper sur d’éventuels dérapages, l’IGE a suggéré des contrôles et audits beaucoup plus réguliers et à des intervalles beaucoup plus rapprochés ; Ce qui nécessitera un effort particulier de renforcement des moyens matériels, humains et financiers de l’Inspection Générale d’Etat, de l’inspection Générale des Finances et des Inspections Générales des Ministères.


conformément au décret n°2012-312 du 13 avril 2012 portant attributions, organisation et fonctionnement de l’IGE, le rapport remis au Chef de l’Etat, vise à rendre compte des missions d’Inspection de contrôle et d’audit internes réalisés dans les services publics centraux, déconcentrés et décentralisés, les services parapublics, les EPN, les sociétés d’Etat et les sociétés à participation financière publique.


Ce rapport, il convient de le préciser, intègre également les rapports sectoriels faits par l’Inspection Générale des Finances et les Inspections Générales des Ministères.



Elisée B.
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