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Art et Culture

BURIDA: Pourquoi le sociétaire Maurice Bandaman ne peut pas toucher 60.000.000 FCFA par an ?

Publié le vendredi 6 juillet 2018  |  Fraternité Matin
Cocody:
© Abidjan.net par Marc ATIGAN
Cocody: une rue baptisée Bernard Dadié, inaugurée par le ministre Maurice Bandaman
Le ministre en charge de la Culture et de la Francophonie, Maurice Kouakou Bandama a procédé au baptême de la rue du BURIDA du nom de l`illustre écrivain centenaire, Bernard Binlin Dadié ce Mercredi 21 Décembre 2016. En marge de cette cérémonie, le ministre a procédé à la remise de clé de 6 véhicules roulants à 5 direction régionale de son ministère et une cellule sous tutelle de la direction du livre.


L’artiste-chanteur Pat Sacko dans un post sur les réseaux sociaux accuse le ministre de la Culture et de la Francophonie, Maurice Kouakou Bandaman, de percevoir au Bureau ivoirien du droit d’auteur (Burida) la somme de 60 millions de FCFA par an soit 15 millions de FCFA par trimestre.

Le directeur de la répartition du Burida, Yves Kané, est formel. «La catégorie du sociétaire Maurice Kouakou Bandaman ne perçoit rien chaque trimestriel». Et d’expliquer les raisons pour lesquelles, il ne peut pas toucher 60 millions de FCFA par an. Les répartitions, note M. Kané, s'appuient sur de grandes catégories d'exploitations. Il s’agit de la reproduction (exploitation des œuvres à partir de la duplication de supports Cd, K7, etc. et des plateformes appelées communément téléchargements. Et également de l’exécution publique ou la communication de l’œuvre au public. En termes d’exemple, on peut retenir l’utilisation des œuvres au niveau des radios et télévisions ou dans les espaces sonorisés (maquis, bars, night-club).

Les droits perçus sont répartis (distribués) aux sociétaires (artistes) dont les œuvres sont exploitées (jouées) en fonction des relevés de programmes fournis par les exploitants. Pour les téléchargements, M. Kané indique que les sociétés de téléphonie (Orange, Mtn et Moov) fournissent des relevés détaillés des utilisations faites en précisant les noms des artistes, les titres des œuvres et le nombre de fois que l’œuvre a été téléchargée.

En ce qui concerne la duplication, le producteur ou le distributeur vient payer directement au Burida les droits de reproduction mécanique (Drm). Par exemple, pour 1000 CD d’un artiste à mettre sur le marché, il doit payer pour cette quantité. «Ces droits perçus sont répartis tous les trois mois et cela associés aux droits perçus lors des concerts (Séances occasionnelles)», affirme le directeur de la répartition du Burida. Et de préciser: «chaque trimestre, sont mis en répartition les droits de téléchargements, de Drm et des séances occasionnelles».

Selon lui, sont concernés par ces droits, la plupart du temps les artistes-musiciens et ces dernières années les artistes comédiens qui font de plus en plus de spectacles. Et d’affirmer: «l'écrivain Maurice Kouakou Bandaman qui fait partie de la catégorie des artistes littéraires ne peut pas percevoir 60.000.000 de FCFA comme le dit Pat Sacko en un an, soit 15.000.000 de FCFA par trimestre.»
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