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Les chefs traditionnels africains pour une «reconnaissance institutionnelle dans chaque pays»

Publié le mardi 11 septembre 2018  |  APA
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Les chefs traditionnels africains pour une «reconnaissance institutionnelle dans chaque pays»
Le président du Conseil panafricain des autorités traditionnelles et coutumières (CPATC), Octave Houdegbé, Roi de Dahê (Bénin), a appelé mardi à Abidjan à « une reconnaissance institutionnelle » de leur valeur dans chaque pays, lors d’une Assemblée générale.


Le président du Conseil panafricain des autorités traditionnelles et coutumières (CPATC), Octave Houdegbé, Roi de Dahê (Bénin), a appelé mardi à Abidjan à « une reconnaissance institutionnelle » de leur valeur dans chaque pays, lors d’une Assemblée générale.

« Notre devoir est depuis le début, d’avoir une reconnaissance institutionnelle, et que l’ensemble des rois d’Afrique que nous sommes, soyons reconnus dans chaque pays », a déclaré le roi Octave Houdegbé, à l’ouverture de cette Assemblée générale.

Ces assises visent à unir les chefs traditionnels et coutumiers pour « la lutte vers la Constitution des rois, que les rois appartiennent à la Constitution pour aider » les gouvernants à gérer, a souligné sa Majesté Houdegbé, soutenant que les rois peuvent gérer des dossiers de différends.

Il s’est félicité qu’« au Nigéria et surtout dans les pays anglophones, il y a cette reconnaissance parce que les colons qui ont dirigé ces pays ont aussi des rois, les autres (colons francophones) qui avaient déjà ôté la tête de leurs rois avant de venir en Afrique, n’ont pas du tout voulu avoir des rois égaux ».

« Comment considérez-vous que ceux qui ont interdit chez eux la royauté puissent venir reconnaître des rois noirs ? », s’est-il interrogé, faisant observer qu’avant l’arrivée des colons, « des États étaient dirigés par des rois » en Afrique.

Dans cette optique, dira-t-il, « les colons sont venus trouver une organisation égale à l’organisation administrative de leur pays. Les pays étaient sans guerre, une harmonie qu’on ne retrouve plus aujourd’hui (…) le colon est venu pour organiser un commerce entre l’Afrique et l’Europe ».

Il a déploré que les fils de l’Afrique pour qui les peuples ont voté pour devenir président de la République « n’ont fait aucun effort, au contraire, certains ont poussé de côté les royautés, ce qui a encouragé la disparition de certains rois et la négligence totale des traditions ».

Les détenteurs de pouvoirs des ancêtres, à travers ces assises, « revendiquent la place qu’occupaient nos aïeux », a-t-il relevé, avant d’ajouter « c’est cette poursuite qui nous réunit aujourd’hui car nous n’avons pas encore gagné cette bataille ».

Pour ces têtes couronnées d’Afrique, il s’agit de reconquérir leur identité pour s’affirmer devant les autres peuples du monde. Et ce, à travers l’héritage culturel du continent « sans se mêler des politiques politiciennes ».

A cette occasion, un hommage des têtes couronnées d’Afrique a été rendu au président ivoirien Alassane Ouattara « pour l’estime et l’honneur qu’il a bien voulu reconnaître à l’autorité traditionnelle à travers son statut désormais institutionnalisé en Côte d’Ivoire ».

A travers cet hommage, les Autorités traditionnelles et notables voudraient traduire leurs «sentiments de satisfaction et d’encouragement pour le combat qu’il mène pour le retour de la paix et qui s’est illustré par l’amnistie accordée aux fils et filles de la Côte d’Ivoire », affirme sa Majesté Tchiffi Zié, le Secrétaire général du forum des souverains et leaders traditionnels d’Afrique.

A l’instar de la Côte d’Ivoire, le Cameroun accorde un salaire aux chefs traditionnels. Dans ce pays, la chaufferie traditionnelle se constitue sur trois groupes, les chefs de premier degré (regroupant au moins 15 villages), de deuxième degré (au moins dix villages) et de troisième degré (quartiers et autres).

La Constitution a consacré dans ce pays de l’Afrique central deux tribunaux traditionnels. Un tribunal coutumier dirigé par des chefs traditionnels qui jugent, font un procès-verbal (PV) et le déposent auprès des juridictions où les magistrats statuent à partir des procès-verbaux. Puis, le tribunal de conciliation.

Ce troisième Conseil panafricain a réuni plus de 30 chefs traditionnels et rois venus du Nigeria, Sénégal, RDC, Cameroun, Burkina Faso, Niger, Mali et de la Côte d’Ivoire.

AP/ls/APA
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