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Les TIC en Afrique: Une génération plus dynamique

Publié le jeudi 8 novembre 2018  |  Esprit
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© Esprit par DR
Les TIC en Afrique: Une génération plus dynamique


Au regard des avancées technologiques, le processus d’appropriation semble irréversible. Au forceps (parfois) des réalités locales. Dans la tête des Africains, ça fait tilt. Pardon, Tic !


Un impératif ! Et au cœur du développement humain, les Technologies de l’information et de la communication (Tic). Que ce soit pour une utilisation personnelle, professionnelle ou pédagogique, elles sont considérées (à tort ou à raison) positives, pour l’Afrique - et les Africains.

Ces années-là, récentes sur le continent, où les violons berçaient les premiers claviers. Pour l’utilisation d’Office, puis d’Internet. Pas si loin, où des chefs de gouvernement lançaient l’ultimatum (aux fonctionnaires) de se mettre à jour, sinon…

Tout a bougé. Non pas seulement dans le domaine (purement) de l’informatique, de l’électronique et des télécommunications. Les Tic ont juste le toupet d’être transversales. Mais, dans d’autres secteurs (formels ou non), elles ont réussi à trouver une place. Dans la classe de l’enseignant. Dans le champ du planteur. Dans la cuisine de la ménagère. Sur le plateau technique du médecin… Comme d’ailleurs chez la (petite) commerçante du marché, devenue moins analphabète, les Tics se sont invitées.

Et aussi, le grand public est vraiment loin de cette époque où c’était leur affaire. Ces « IT » (informaticiens), aux lunettes « gafas », réputés pour débrayer le soleil africain - à la dictée des mentors de la Silicone Valley. Les Tics, visiblement, sont venues au secours de l’Afrique ?


UN SECOURS

D’abord, pour la liberté d’expression. Grâce (en partie) aux Tic, ils sont de plus en plus entendus, surtout sur les réseaux sociaux. Même s’ils ne sont pas vraiment écoutés. Qui ? Ces femmes et ces jeunes Africains, dont les rêves se sont égarés dans les systèmes politiques, de gauche comme de droite.

Ensuite, pour rattraper le retard. Au plan de l’intégration et du développement. L’Afrique s’est surpassée à tel point que le continent est devenu précurseur dans de nombreux domaines. Par exemple, dans le payement (électronique) mobile. Ce modèle économique a permis d’accroître la bancarisation sur le continent.

Enfin, pour établir la transparence, la bonne gouvernance. Ce parfum de responsabilités partagé par les gouvernants. Dans la gestion des affaires publiques, le (petit) peuple a désormais droit et accès à certaines informations. Et dans bien d’autres domaines, lorsque les Tics ne sont pas venues au secours de l’Afrique, les Africains en ont eu recours.


UN RECOURS

Les Tic ont permis le développement de la production, de la recherche et de l’innovation (technologique et scientifique) ainsi que le renforcement des performances économiques de la quasi-totalité des entreprises africaines, publiques et privées.

Au-delà de la maîtrise de la productivité, les Tic apparaissent comme un instrument de création durable d’emplois (ces métiers recomposés). De nouveaux modèles de business (les start-ups) émergent. Aussi, les organisations ont repensé leur approche. Du collectif, elle est passée à l’individu, avec un impact réel sur les compétences. Dans les zones les plus reculées, les Tic apportent plus de lumière, de liberté, et par ricochet plus de vie aux familles.

Cette révolution omniprésente et ses variantes insoupçonnées ont un (tout petit) peu rompu la chaleur (humaine) africaine. Son côté générique. Cette interactivité culturelle, propre au continent. Il va falloir la remettre au cœur des enjeux futurs. En attendant cela, la société africaine vit pleinement le dynamisme des Tic.
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