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Les Samedis de Biton : Trois emplois pour chacun

Publié le samedi 24 novembre 2018  |  L’intelligent d’Abidjan


Ma chronique, Les samedis de Biton a un large public. Je le sais par de nombreuses réactions de lecteurs. Depuis des années, un livre est en préparation. Depuis près de six mois, le manuscrit est chez deux éditeurs afin de me donner un devis. Devis que je présenterai à notre directeur de journal afin qu’il trouve un mécène pour le faire imprimer. Pour un travail qui peut se faire en troisième semaine, je n’arrive pas à comprendre cette léthargie. De nombreux de mes lecteurs passionnés, seront choqués par mon titre. Surtout les personnes qui sont à la recherche de leur premier emploi. Ainsi que les hommes au chômage. C’est en pensant à la vie en Amérique que j’ai pensé écrire cette chronique. Un voisin d’en face à Angré, s’est retrouvé, il y a quelques années, avec toute sa famille, aux États-Unis d’Amérique. D’après les rumeurs, il aurait « fabriqué » des vrais faux papiers pour obtenir le visa en tant que réfugié politique. Nos concitoyens sont de vrais perfectionnistes en vraies et fausses rumeurs. On apprenait chaque fois dans le quartier que mon voisin d’en face vivait royalement aux États-Unis. Qu’il travaillait dans l’administration américaine. Et vivait dans une belle résidence luxueuse. Hampâté disait que lorsque la chèvre est là, on ne berle pas à sa place. Mon voisin d’en face a fini par arriver un jour à Abidjan. Il est venu me rendre visite à domicile. Il a démenti toutes les rumeurs concernant toute sa vie princière aux États-Unis. Il m’a détaillé tout son programme et toutes les heures de travail. Il n’avait aucun répit dans la journée passant d’un travail à l’autre. Il faisait trois ou quatre emplois différents afin de survivre. Pour lui , un seul emploi ne saurait satisfaire un individu aux États-Unis comme en Afrique. Pour vivre décemment, tout citoyen doit exercer deux, trois emplois. Dans tous les pays au monde, aucun citoyen n’est satisfait de son salaire. On ne vit mieux que lorsqu’on a un « supplément de salaire ». Toutes les grèves pour augmenter les salaires n’y changeront rien ! Pour vous en sortir, il faut forcement deux ou trois flèches à votre arc. Ce sont ces flèches bien visées qui feront votre bien-être. Allons par l’exemple. Un métier qui gagne dans la journée est la plomberie. Comment ne pas recruter un plombier et lui offrir un matériel. Votre rôle sera de lui trouver des clients, chaque soir vous ferez le compte et partagerez les gains de la journée. Il peut vous tromper en ne donnant pas le nom du client. Il ne faut jamais douter avant de lui donner. Un homme sincère donnera toujours des bons résultats. Vous pouvez encore créer un deuxième en offrant le matériel de travail à un peintre. Dans nos villes, il existe de nombreux jeunes désœuvrés, il suffit de les mettre au travail en leur achetant des matériels de travail. Vous pouvez trouver même un jeune du quartier qui peut laver pour votre profil, une dizaine ou quinzaine de voitures chaque matin. Vous finirez par avoir dix ou vingt laveurs à votre profil. En quelques semaines, vous serez surpris, par votre complément d’argent supplémentaire. Les femmes ont compris cela depuis fort longtemps. Elles sont propriétaires de nombreux salons de coiffure et de couture. D’autres personnes travaillent pour elles sous forme de contrat et elles reviennent faire compte une ou deux fois par semaine. Mettre des jeunes déscolarisés en ville pour vendre des livres est très lucratif. Comme de nombreuses autres choses que chacun doit pouvoir déceler. Être salarié, ne rendra jamais riche ni prospère. On ne devient aisé matériellement que lorsqu’on vend un produit acheté dix francs pour le vendre à vingt francs. Il est incompréhensible que la quasi-totalité des cadres qui crient des difficultés matérielles et financières mais aucun lopin de terre dans leur village. Cultiver la tomate, l’aubergine, le piment sec ; et même le gingembre qui peuvent se faire plusieurs fois dans l’année, sont un grand complément de salaire. Plus que trois métiers.
Ainsi va l’Afrique, à la semaine prochaine !
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