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Atelier de Sensibilisation des Acteurs du Secteur Privé: Allocution du président de la Commission E-QHSE de la CGECI KOUTOUA Claude

Publié le samedi 15 juin 2019  |  Abidjan.net
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© Abidjan.net par DR
Le Président de la Commission E-QHSE de la CGECI, KOUTOUA Claude


Le programme de gestion du littoral Ouest Africain a initié un atelier d'information et de sensibilisation du secteur privé ce jeudi 13 juin à Abidjan. A cette occasion, M. Koutoua Claude , représentant le patronat ivoirien a fait l’adresse suivante:

Monsieur le Coordonnateur du WACA (MINSEDD)

Madame la chargée du projet WACA Banque Mondiale,

Monsieur le Représentant Résident de la Banque Mondiale,

Mesdames et Messieurs, les représentants des Ministères,

Monsieur représentant de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire,

Mesdames et Messieurs, les Représentants des Organisations Professionnelles,

Mesdames et Messieurs les Chefs d’Entreprises,

Mesdames et Messieurs, les Représentants des Médias,

Mesdames et Messieurs, en vos rangs, grades et qualités,

Honorables invités,

Je voudrais au nom du Président de la Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI), M. Jean – Marie ACKAH, vous remerciez et vous souhaitez la bienvenue à la maison de l’entreprise à l’occasion de l’atelier de sensibilisation des acteurs du Secteur Privé en Côte d’Ivoire sur le thème « Comment impliquer davantage le secteur privé dans la mise en œuvre d’actions pour renforcer la résilience du littoral Ouest-Africain face aux changements climatiques ? ».

Le Président de la CGECI aurait personnellement souhaité être des nôtres ce jour, mais des obligations professionnelles liées à l’actualité, indépendantes de sa volonté, l’en ont empêché. Il me charge de vous adresser ses sincères salutations. Il exprime tout son soutien à la mise en œuvre opérationnelle du projet WACA.

L’atelier de ce jour, fait suite au premier dialogue régional organisé à Abidjan les 27 et 28 Février 2019 sur le thème « Comment impliquer davantage le Secteur Privé dans la mise en œuvre d’action visant à préserver le littoral Ouest-Africain ?».

L’atelier avait débouché sur :

· l’engagement des secteurs privés de plusieurs pays, à participer au programme WACA, et

· l’accord de la CGECI d’assurer la présidence par intérim du groupe consultatif régional en cours de mise en place.

Monsieur le Coordinateur du projet WACA en Côte d’Ivoire, votre présence témoigne une fois encore la volonté commune de l’Etat, d’impliquer et de travailler en étroite collaboration avec le Secteur Privé sur toutes les questions concourant à la préservation efficace de l’environnement et la biodiversité dans les zones côtières.

Je voudrais remercier et féliciter la Banque Mondiale en collaboration avec le MINEDD pour l’initiative prise d’impliquer le Secteur Privé et la CGECI dans un souci de relever les défis majeurs liés à l’impact de l’érosion côtière et aux changements climatiques.

Mesdames et Messieurs, la Côte d’Ivoire enregistre une forte croissance économique qui dépend des ressources naturelles entre autres que sont la pêche, les activités pétrolières, les minerais et le bois et des activités telles que l’agriculture, l’énergie, le transport et les ports, le tourisme et l’hôtellerie etc.

Par ailleurs, les activités minières avec l’extraction de sable, les diverses pollutions des océans et des cours d’eau, les activités portuaires, l’exploitation abusive des mangroves et les mesures d’adaptation non synchronisée, sont autant de facteurs provoqués par l’homme.

L’urbanisation rapide et la migration des populations vers villes côtières ont augmenté les pressions sur le foncier, les ressources naturelles et les services écosystémiques fournis aux populations. Aujourd’hui, plusieurs de nos villes côtières sont confrontées à des défis importants dus au développement et à l’urbanisation incontrôlés exacerbés par l’exode rural, l'absence d'infrastructures d’assainissement, la pollution en mer et sur les plages, la dégradation des ressources naturelles, la perte de terres au profit de l'érosion et au recul du littoral. Elles sont toutes vulnérables à l'élévation du niveau de la mer et aux menaces sanitaires (propagation des maladies particulièrement associées aux inondations), etc.

Nous pouvons affirmer que l’activité humaine a une grande responsabilité dans l’aggravation de l’érosion côtière amplifiée par les phénomènes climatiques.

La Côte d’Ivoire, à l’instar de la majorité des pays en développement, est très vulnérable aux impacts négatifs des changements climatiques. Pour rappel, les 18 et 19 juin 2018, en Côte d’Ivoire : les inondations dans certains quartiers de la ville d’Abidjan où des pluies torrentielles sont tombées sans interruption de 23 heures le lundi à 6 heures le mardi. Le bilan en vie humaine était d’au moins 18 tuées dans les inondations.

Mesdames et Messieurs, la grande majorité de nos entreprises de toutes tailles et d’activités diverses est implantée sur le littoral de notre pays. Il faut savoir que chaque jour, elles sont soumises aux effets du changement climatique à savoir l'érosion côtière, les inondations, les tornades…etc., qui peuvent compromettre leur existence. Les impacts de ces défis sont nombreux à relever si nous voulons assurer la pérennisation de nos activités à travers la protection des infrastructures côtières.

La question qui se pose, est de savoir : « Comment pouvons-nous ensemble Secteur Privé et Public, améliorer la résilience de la zone côtière à travers des actions majeures d’aménagement, de protection et de gestion intégrée du littoral ?».

Le Projet d’Investissement pour la Résilience des zones Ouest-africaines (WACA-ReSIP) lancé par la Banque Mondiale avec le soutien de quelques partenaires au développement s’avère être un début de réponse aux défis environnementaux.

Nous, le Secteur Privé acteur clé de la gestion intégrée du littoral, nous ne disposons pas de données statistiques et climatologiques suffisantes pour nous permettre d’anticiper ou de nous prémunir des situations. Nous ne disposons pas de ressources financières suffisantes pour intervenir de manière efficace sur des ouvrages ou infrastructures fortement capitalistiques.

Les infrastructures collectives, les routes, les ponts, les bâtiments, les équipements de téléphonies ou énergétiques, les ouvrages d’assainissement, les hôtels sont autant d’ouvrages qui nécessitent depuis leur conception, jusqu’à leur exploitation, de disposer de données pour les dimensionner et les entretenir avec des conséquences sur la performance à long terme des entreprises. Il nous faut aussi avoir accès aux technologies les plus adéquates.

Mesdames et Messieurs, au cours de l’atelier de ce jour, après les présentations du projet, de la plateforme WACA et d’un exemple de projet type, nous vous proposons d’échanger sur l’importance d’impliquer toutes les parties prenantes du Secteur Privé dans la gestion intégrée du littoral. Cette approche devrait nous permettre de déboucher sur l’identification d’actions concrètes de préventions ou/et de surveillance afin limiter les impacts immédiats et à long terme sur l’érosion côtière (exemple de projets possibles).

Mesdames et Messieurs, dans son rôle important d’appui aux entreprises du secteur privé national, la CGECI accorde un intérêt particulier aux questions relatives à l’environnement et au développement Durable. Cet intérêt se traduit par la mise en place de la Commission Energie, Qualité Hygiène Sécurité Environnement (E-QHSE) et par la volonté de mettre en place du centre d’appui vert.

Les initiatives de la Commission sont entre autres :

- l’organisation de sessions de sensibilisation et de formation à l’attention des entreprises sur divers sujets touchant les problématiques énergie, sécurité et environnement.

- la recherche de financements durables verts au profit du Secteur Privé dans les domaines relatifs à l’énergie, la sécurité et l’environnement,

- la contribution l’amélioration du cadre règlementaire national en matière d’énergie, sécurité et de l’environnement (plaidoyers auprès des services de l’Etat).

Mesdames, Messieurs, en participant à l’atelier de sensibilisation du Secteur Privé, conscient qu’un dispositif efficace d’actions en synergie sur la zone côtière impliquant le Secteur Privé sera une bonne chose pour améliorer la résilience de la zone côtière, la CGECI voudrait s’assurer que les réflexions vont nous permettre de rendre moins vulnérables nos entreprises.

Cette action s’inscrit dans la stratégie de la CGECI de voir émerger des Champions Nationaux et d’inciter à l’industrialisation de la Côte d’Ivoire avec des entreprises fortes, résilientes et compétitives devant les opportunités offertes par la mise en place de la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAF).

Nous avons espoir que cet évènement apportera un coup de pouce aux initiatives locales en faveur de la protection de l’environnement. Nous attendons de nombreux projets. Sachez que « Tout seul on va plus vite, ensemble, on va plus loin » dit un proverbe en Africain. Sur ce, je vous souhaite de fructueux échanges.


Je vous remercie.

KOUTOUA Claude
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