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Financement du secteur privé: la BAD ne peut investir plus de 33% dans les projets

Publié le mardi 14 janvier 2020  |  APA
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© Ministères par DR
Atelier sur les opérations non-souveraines de la BAD : le ministre Souleymane Diarrassouba rappelle l’engagement de l’Etat à faire du secteur privé le partenaire pour le développement
Le ministre du Commerce et de l’Industrie, Souleymane Diarrassouba, a procédé à l’ouverture de l’atelier de dissémination de la Politique sur les opérations non-souveraines du Groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD), le lundi 13 janvier 2020 a Plateau.


La Banque africaine de développement (BAD), selon ses règles, ne peut investir plus de 33% dans les projets du secteur privé, a fait savoir lundi Amadou Souley, chef de division au département des services légaux-secteur privé, lors d’un panel au siège de l’institution à Abidjan.


« Quand vous présentez un projet à la banque (BAD), si elle trouve que le projet est viable, elle dit qu’elle ne pourra le financer qu’à hauteur de 33%, ce qui suppose qu’on attend de vous promoteur du projet d’amener au moins 20 ou 25% du financement », a dit Amadou Souley.

M. Souley s’exprimait lors d’un panel, à l’occasion d’un atelier de dissémination de la politique sur les opérations non souveraines de la Banque africaine de développement, devant des acteurs du monde économique, des diplomates et des organisations socio-professionnelles.

Une fois que la BAD atteste que le projet est viable, la banque « recherche un certain nombre de partenaires avec lesquels nous cofinançons le projet qui peut venir très facilement pour couvrir le reste du financement », a ajouté M. Amadou Souley.

Intervenant au panel, Ralph Olayé, directeur du développement et du management des projets à Eranove, a indiqué que sur certains projets, l’entreprise confie à la BAD « un mandat d’aller chercher des financements », une opération facturée mais souvent couronnées de succès.


Selon «les règles de la banque, elle-même, ne peut pas investir plus de 33% de ses fonds dans la transaction, ça ne veut pas dire qu’elle ne peut pas couvrir 100% de la transaction, (car) avec ses équipes elle peut y emmenant d’autres prêteurs à ses côtés », a souligné M. Olayé.

Pour sa part, Mme Kodeidja Diallo, directrice du département des opérations non souveraines et du secteur privé de la BAD, a fait observer que « dans le privé, il est très difficile de trouver des sponsors directement qui financent les projets ».

Elle a toutefois fait savoir que pour les industries pharmaceutiques, l’institution finance le secteur ainsi que celui de « la santé, les hôpitaux, les cliniques » à travers six ou sept fonds non-africains, mais « le problème c’est qu’eux ils ont besoin d’une plateforme médicale, un consortium de médecins ».

« L’éducation, la santé, la nutrition, le logement est très difficile, il faut des plateformes pour pouvoir approcher la banque », a-t-elle renchéri, tout en relevant que l’accès aux financements reste le nœud gordien dans l’accompagnement des PME africaines.



Aujourd’hui, dira-t-elle, la banque a «63 fonds d’investissement dont le but est de développer les entreprises locales ». Ceux-ci ont permis de financer 692 entreprises. Dans la dynamique d’accompagner les PME, elle a accordé des micro-crédits.

Dans l’imagerie populaire, la BAD est perçue comme une entité faisant la macro-économie, car ses seuils d’entrée sont élevés. Selon M. Souley, la banque n’as pas été créée pour faire la concurrence aux banques commerciales. Sa mission première est de financer les projets qui ne peuvent pas trouver des financements auprès des banques commerciales à des taux raisonnables.

Etant donné la taille qu’il faut pour avoir accès à ses guichets, la BAD a défini une politique visant à faire des lignes de crédit aux acteurs financiers, qui leur permet à leur tour d’aller financer des opérations plus modestes prenant en compte les PME qui bénéficient de financements avec des taux d’intérêts encadrés.


Le groupe de la BAD est composé de trois entités, la BAD en tant qu’organisation faîtière, créée en 1964, représentant le Guichet pour les prêts commerciaux, la deuxième entité est le Fonds africain de développement crée en 1972, un Guichet concessionnel de la BAD (32 pays contributeurs, 37 pays Africains bénéficiaires) et la troisième entité le Fonds fiduciaire nigérian qui est utilisé pour financer les projets jusqu’à 10 millions de dollars.

La BAD a été créée en 1964 et comprend 80 pays membres dont 54 pays Africains qui sont les pays membres régionaux et 26 pays non-Africains qui sont les pays membres non-régionaux, provenant de l’Asie, de l’Europe et de l’Amérique du Nord.

AP/ls/APA
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