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Yamoussoukro: les plateformes des partis de l’opposition disent " NON" à la modification de la Constitution

Publié le dimanche 15 mars 2020  |  Abidjan.net
Yamoussoukro
© Abidjan.net par PR
Yamoussoukro : meeting de l`opposition réunie au sein de la CDRP
Yamoussoukro le 15 mars 2020. L`opposition ivoirienne réunie au sein de la Coalition pour la Démocratie, la Réconciliation et la Paix (CDRP) a animé ce dimanche un meeting à la place Jean Paul II.


Sept (7) mois après leur premier meeting historique, les plateformes de l’opposition composées des militants et sympathisants du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), du Front populaire ivoirien (FPI) et des coalitions Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté (EDS) ainsi que la Coalition pour la démocratie, la réconciliation et la paix (CDRP) à Abidjan, ont renoué avec leur appel à la conciliation.

C’est à l’espace Jean-Paul 2 de Yamoussoukro que s’est ouvert le second Giga meeting de l’opposition dénommé " meeting de la réconciliation nationale " ce dimanche 15 mars 2020.

C’est le secrétaire général du Front Populaire Ivoirien, tendance Assoua Adou qui a ouvert le bal des allocutions. Le lieutenant de l’ex-président ivoirien n’est pas passé par quatre-chemins pour exprimer son indignation face au désir du chef de l’État, Alassane Ouattara de modifier la Constitution et sa proposition de nomination du vice-président dans la nouvelle Constitution. " Nous disons NON, car nous ne sommes pas dans une monarchie, mais dans une République " a déclaré Assoua Adou. Selon lui, cette proposition du chef de l’État est animée d’une volonté de celui-ci à vouloir toujours tenir les rênes du pouvoir même n’étant plus aux affaires.

Les autres participants ; notamment, les groupes parlementaires de l’opposition ont embouché la même trompette, chacun avec ses propres termes. Marius Konan, député d’Attiégouakro a, au nom des groupes parlementaires, expliqué les raisons de leur retrait des travaux relatifs à la modification de la Constitution. Selon lui, l’annonce du chef de l’Etat à la modification de la Constitution n’est en réalité qu’un prétexte d’autant puisqu’ils se sont rendus compte de la modification des articles 55; 56; 57 ;59; 62; 74; 79; 90; 94; 101; 102; 134; 134 143; 144; 156; 160; 167; 177;.. 181;182. " Quand on a regardé ; ces articles touchent le pouvoir Exécutif, le pouvoir Législatif et le pouvoir Judiciaire. Dans ce contexte, il ne s’agit plus d’une modification mais d’une nouvelle Constitution" a-t-il fait savoir. Pour lui, " Dans ce cas de figure, nous parlementaires, nous pensons que c’est au peuple de Côte d’Ivoire qu’il faut s’adresser et non à nous" a-t-il ajouté. Il est allé plus loin en demandant au chef de l’Etat de laisser tomber cette décision. " Monsieur le Président, le peuple de Côte d’Ivoire tient à son ticket président et vice-président élus... Retirez votre texte" a-t-il conclu.

Ces propos sont repris en des termes encore plus pointus par Ouattara Gnonzié, de la Coalition pour la démocratie, la réconciliation et la paix (CDRP) et Georges Armand Ouégnin des coalitions Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté (EDS) qui ont demandé la gratuité de la Carte Nationale d’Identité pour permettre à tous de s’en acquérir.

À l’instar de ses "camarades", le Secrétaire exécutif du Pdci-Rda, Maurice Kakou Guikahué a traduit toute sa satisfaction pour la mobilisation réussie. " Ce meeting a été convoqué il y a 5 jours, c’était un test pour voir si vous êtes capables de vous mobiliser " a-t-il martelé. Pour lui, la non-modification de la Constitution est légitime. Car " La Côte d’Ivoire, membre de la CEDEAO sait ce que disent les textes à ce sujet. Le protocole de la CEDEAO relatif à la démocratie, à la bonne gouvernance prescrit à son article 2 qu’aucune modification de la loi électorale ou de la Constitution ne peut se faire sans la majorité des acteurs politiques dans les six (6) mois précédant les élections" a-t-il expliqué. C’est pourquoi il a invité les militants et sympathisants de l’opposition de ne pas avoir peur et de dire non à la modification la Constitution.

Cyprien K.
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