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Education nationale face à l’agonie : Mariatou Koné annonce des états généraux pour sauver l’école

Publié le samedi 17 avril 2021  |  Le Nouveau Réveil
Mariatou
© Ministères par DR
Mariatou Koné, Ministre de la Solidarité, de la Cohésion Sociale et de la Lutte contre la Pauvreté


Heureuse d’avoir pris officiellement fonction ce lundi 12 avril 2021. En attendant les états généraux ou les assises de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, d’une part, et dans l’optique, d’autre part, d’un dialogue direct avec tous les acteurs et partenaires du système éducatif national dans un cadre permanent de concertation pour des solutions durables, j’envisage d’organiser immédiatement des rencontres avec les entités qui peuvent contribuer, par leurs idées, expériences et compétences, à relever les défis de la nouvelle mission axée sur les résultats ». Tels ont été les maîtres mots de la nouvelle locataire du 26ème étages de la Tour D, qui abrite le ministère de l’Education nationale. Avec cette déclaration qui sonne comme un baume dans le cœur des acteurs du système éducatif et bien entendu des partenaires sociaux que sont les organisations syndicales, la ministre Mariatou Koné vient de toucher du doigt l’une des réponses clés aux maux qui minent notre système éducatif, longtemps décrié par tous. La question des assises ou des états généraux du système éducatif a été longtemps réclamée par les groupements et organisations syndicales afin de recenser, mettre sur la tables les problèmes que vit notre école depuis plus de deux décennies au point d’être classé avant dernière au niveau sous régional, tel que rapporté par le dernier PASEC, Programme d’analyse des systèmes éducatifs de la CONFEMEN, Conférence des ministres de l’Education nationale. Notre école est malade, et cela tous nous le savons, l’enseignement au rabais, le mauvaise gestion des programmes scolaires, le recrutement des enseignants, l’épineuse question des établissements privés, la situation des enseignants stagiaires, obligés d’attendre plus de 3 ans avant leur premier mandatement, la question des primes de logements, les primes de correction objet incessant de grèves, la question des cours de mercredi, les grèves à n’en point finir, les résultats scolaires qui ne reflètent pas la qualité des élèves, les pourcentages de réussite qui font jazzer, la fraude à grande échelle, une école où l’élève se met en congé, une école ou l’élève bat son maître… Bref, l’école est dans l’agonie. Si on peut se réjouir de la construction de salles de classes, de lycées et de collèges, … Cela ne saurait cacher les vrais problèmes de notre école. Pour trouver des solutions, il faut s’asseoir avec les acteurs sans exclusive pour penser notre école dans tous ses contours. Il faut déjà commencer par là. Il est vrai que tout ne pourra se régler à coup de bâton magique mais un dialogue franc et sincère est indéniable pour sauver l’école ivoirienne. Et cela, Mariatou Koné l’a bien compris et il faut lui donner cette chance de réussir ce challenge. Parce que comme elle l’a souligné « Nous devons, tous ensemble, faire de la Côte d’Ivoire une puissance éducative dans un climat de paix, de sérénité et de civisme dans nos écoles mais surtout « une école ivoirienne capable de produire des ressources humaines de qualité pour nous conduire au développement durable et à un mieux-être partagé... » Avoir le courage de dire que des assises ou des états généraux s’imposent, c’est déjà une porte ouverte à des solutions et une volonté manifeste de recherche de solutions.

JEAN PRISCA
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