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Économie Publié le mardi 10 février 2009 | Notre Voie

Filière café et cacao : L`ONPC-CI appelle au calme : Pourquoi une déclaration mensuelle

L'Observatoire créé le 12 août 2008 s'est promis, dès le 05 de chaque mois, de faire connaître son opinion sur l'actualité de la filière café-cacao. Ce qui donnera lieu à une rencontre périodique avec la presse dans un esprit d'échanges constructifs. Ce rendez-vous mensuel obéit à deux impératifs. Informer d'abord les acteurs de la filière, surtout les producteurs, et le grand public, sur l'évolution des activités dans le secteur emblématique de l'économie ivoirienne. Ensuite, de par ses déclarations, l'Observatoire veut imprimer un nouvel état d'esprit dans la filière; celui de l'efficacité dans la gestion de la filière. La ligne de conduite de l'ONPC-CI se réfère à sa mission première qui est de favoriser l'émergence d'un environnement structuré et propice au développement des producteurs et de leurs organisations professionnelles. Il a une fonction de veille institutionnelle et sécuritaire afin d'assurer que tous les intervenants de la filière fonctionnent suivant les règles et lois en vigueur. L'action de veille de l'observatoire est d'abord préventive, incitative ou corrective, selon le cas. C'est à cet égard que l'ONPC-CI lance des appels ou des exhortations aux différents acteurs de la filière. Pour un environnement structuré et réglementé, l'Observatoire envisage de mettre en place, avec la participation des acteurs de la filière, un code d'éthique et de déontologie.


Regard sur les activités des organisations de producteurs

Les 14 et 15 janvier 2009, des syndicats, associations et coopératives de la filière ont organisé une “Journée de réflexion sur l'organisation pour le développement durable des coopératives de café et cacao”. A la fin de leurs travaux, ils ont remis leurs recommandations et résolutions à l'ONPC-CI, à charge pour celui-ci de les transmettre aux autorités de la filière, notamment le CNS. Cette remise a été faite le 27 janvier 2009, au cours d'une cérémonie publique, à l'Hôtel Ibis du Plateau. L'action menée ici par l'ONPC-CI est conforme à sa fonction de médiation et de conciliation. En acceptant de soutenir la volonté, ainsi exprimée par les syndicats, d'avoir les relations apaisées et constructives avec les autorités de la filière, l'Observatoire invite toutes les autres organisations professionnelles à agir dans le même état d'esprit pour transcender les divisions et les palabres inutiles. La plainte des délégués ANAPROCI contre l'Etat se décale donc de la vision apaisée et conciliante que préconise l'ONPCCI. Quelle place a-t-on donné à la discussion et à la négociation avant d'aller à cette solution extrême? Il n'est pas souhaité de régler tous les problèmes sur la place publique et surtout hors du cadre national. Aussi l'ONPC-Cl demande-t-il aux délégués ANAPROCI de privilégier la voie pacifique en cherchant à rencontrer les dirigeants actuels (CNS et CGFCC) et, à défaut d'y avoir satisfaction, porter l'affaire devant le ministre de tutelle puis le Premier ministre, président du Comité interministériel des matières premières.

L'Observatoire appelle les producteurs au calme, à la sérénité, et leur demande d'éviter de jeter du discrédit sur la Côte d'Ivoire, en étalant la gestion de nos richesses devant les instances internationales dont le regard n'est pas souvent en intelligence avec nos intérêts.


Propositions au CGFCC

Pour ne pas répéter les erreurs du passé. l'Observatoire suggère au CGFCC d'organiser des actions en direction des producteurs conformément au calendrier agricole pour améliorer leur impact et leur efficacité. Un chronogramme précis des différents appuis (phytosanitaire, sacherie et autres) et des opérations de financement devraient être établis dès à présent et portés à la connaissance des producteurs avec des modalités de participation claires.


Propositions au CNS

Le CNS a jusqu'à présent pratiqué l'ouverture en recevant toutes les organisations des producteurs et leurs contributions à la réflexion pour la bonne marche de la filière. L'Observatoire pense que cette dynamique participative devrait être étendue jusqu'à la base afin de permettre aux producteurs de toutes les régions d'exprimer leurs idées et de participer au débat sur l'avenir de la corporation. Dans cette optique, le CNS en profiterait pour réorganiser les producteurs en faisant désigner par voie élective des représentants régionaux, relais indispensables de son action avec le monde paysan. Le CNS devrait aussi juger de l'opportunité de saisir l'Etat afin qu'il soit engagé la réforme ou la restructuration de la filière, car la période transitoire, par définition limitée dans le temps, affecte défavorablement la confiance des opérateurs économiques et nuit aux investissements.

Abidjan, le 05 février 2009
SEA Tahé Vincent Président de l'ONPC-CI

SEA Tahé Vincent
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