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Société Publié le samedi 22 août 2009 | Le Patriote

Eglise catholique: L’absolution des péchés par le sacrement de pénitence

Par le baptême, les Chrétiens catholiques confessent leur foi en la mort et la résurrection du Christ. C’est le symbole de leur union avec le Christ, le pardon de leurs péchés et la réception du Saint-Esprit. Si le baptême est indéfectiblement lié au salut, il ne le garantit pas cependant systématiquement.

Le verbe baptiser vient du mot grec baptizo qui implique l’immersion, car il dérive de bapto qui signifie « plonger ». Le Christ requiert le baptême de ceux qui désirent entrer dans son Eglise, son royaume spirituel. Or par le baptême, les croyants se doivent de renoncer au monde, obéissant ainsi au commandement : « Sortez du milieu d’eux et séparez vous, dit le Seigneur ; ne touchez pas à tout ce qui est impur. » (2Corinthiens 6 : 17).

Le pardon des péchés après le baptême est possible

Pour les Catholiques, la cérémonie baptismale est une démonstration de purification intérieure- celle des péchés qui ont été confessés. Mais cette relation d’alliance a besoin d’être entretenue et le baptême à lui seul ne suffit pas pour gagner le Paradis. Le ministère du sacrement de pénitence est une fonction de sanctification de l’Eglise qui offre la possibilité aux fidèles de se réconcilier en permanence avec l’Eglise et partant avec Dieu.

Selon le code de droit canonique annoté, dans le sacrement de pénitence, les fidèles qui confessent leurs péchés en ont la contrition et forment le propos de s’amender. Ils obtiennent par l’absolution donnée par ce ministère le pardon des péchés commis après le baptême. (Cf. Can 959). Cela dit, seul le prêtre est le ministre du sacrement de pénitence. Et pour que l’absolution des péchés soit valide il est requis que le prêtre en plus du pouvoir d’ordre ait la faculté de l’exercer à l’égard des fidèles à qui il donne l’absolution. Toutefois, l’absolution du complice d’un péché contre le sixième commandement du décalogue est invalide. A titre d’exemple, un prêtre ne peut pas absoudre celle avec qui il a eu des rapports avant ou après son ordination.

En entendant les confessions, le rôle du prêtre est à la fois celui du juge et du médecin, le magistère qu’il est donc se doit de prodiguer des enseignements conformes aux normes établies.
Mais l’absolution, il ne faut pas s’y méprendre, ne s’obtient pas sans contrepartie. En effet, pour bénéficier du remède salutaire du sacrement de pénitence, il faut que le fidèle soit disposé de telle manière que, en reprouvant les péchés qu’il a commis et en faisant la promesse de s’amender, il se convertisse à Dieu. Le péché grave porte atteinte non seulement à la communion entre le baptisé et le Christ mais aussi à la communion entre le baptisé et l’Eglise.

L’examen de conscience est une nécessité

Il ne nous appartient pas dans le présent dossier d’expliquer le rite individuel de la confession. Mais une bonne confession requiert un sérieux examen de conscience. Il faut sincèrement regretter ses fautes pour obtenir le pardon.

En effet, l’examen de conscience permet au pénitent de s’interroger sur les fautes qu’il a commises en pensée, en parole, par action, et par omission. L’orgueil, la méchanceté, la jalousie, le vol, les désirs impurs, l’infidélité, l’intolérance, l’abus de pouvoir etc., sont autant de manquements qui doivent être regrettés et confessés. Le ministère du sacrement de pénitence est une croyance fondamentale chez les catholiques. Cependant, le secret sacramentel est inviolable. Selon le droit canonique annoté, il est absolument interdit au confesseur (le Prêtre) de trahir en quoi que ce soit un pénitent, par des paroles, ou d’une manière ou d’une autre et pour quelque cause que ce soit. (cf. can 983). Ainsi donc en aucun cas, les connaissances acquises par une confession ne doivent être utilisées. Tout prêtre qui viole le secret sacramentel encourt l’excommunication. Il est tout simplement renvoyé de l’état clérical.

Alexandre Lebel Ilboudo

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