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Société Publié le mercredi 26 août 2009 | Nord-Sud

Maladies chroniques ou héréditaires : Faut-il légaliser l`euthanasie ?

Selon Dr Gnahoua Djédjé, délégué à la formation à l'Action pour la protection des droits de l'homme, (Apdh), le terme euthanasie est d'origine grecque. Il est composé de « eu » qui signifie « bien » et de « thanatos » qui désigne la mort. Associés, les deux mots donnent l'expression : « bonne mort » résumée par le terme euthanasie. « On veut mourir pour ne plus trop souffrir », précise le juriste. Il ajoute que l'euthanasie consiste à provoquer le décès d'une personne atteinte d'une maladie incurable. Cette mort est provoquée par un médecin ou sous son contrôle. Il existe deux types d'euthanasie : la forme active où le malade lui-même provoque son décès et la forme passive où le sujet n'étant plus conscient pour décider, la décision est prise par ses proches. La pratique est aujourd'hui autorisée dans certains pays comme la Belgique mais sous des conditions : le malade doit être dans une phase terminale et son consentement doit être obtenu. Au Pays-Bas, l'euthanasie reste un crime. Le référendum du 4 novembre 2004 du district Columbia (Aux Etats-Unis) a autorisé le recours à l'euthanasie pour les malades en phase terminale. Au Canada, elle reste un acte « condamnable ». En France il s'agit d'un « assassinat ou d'un empoisonnement prémédité punissable de la réclusion criminelle à perpétuité. Si dans l'hexagone, la loi réprime formellement l'euthanasie et le suicide assisté, entre 98 et 2005, les textes réglementaires ont élargi les possibilités de cessation de l'acharnement thérapeutique. La Cour européenne des droits de l'homme a refusé de reconnaître un droit à la mort par le biais de son article 2, consacrant le droit à la vie.

En Côte d'Ivoire, les textes n'ont rien prévu sur l'euthanasie. Mais celui qui provoque le décès d'un malade peut être poursuivi pour homicide. L'absence de textes réglementaires sur l'euthanasie ne laisse pas le champ libre à cette pratique. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) est contre le principe de l'euthanasie. Elle rappelle que la vocation de la médecine est de sauver la vie et non provoquer la mort. La haute instance mondiale de la santé encourage plutôt la recherche de solutions palliatives. Ce principe est repris par le Pr Adoubi. «Si la vie est un droit, c'est que la mort est un devoir. Nous savons qu'il faut partir, mais il ne faut pas précipiter le départ. Les parents peuvent se révolter. Même si des parents demandent de faire partir un malade, nous ne le faisons pas. Personne n'a l'autorité d'ôter la vie », tranche-t-il.
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